Qu'ils s'expriment au nom d'un groupe politique de gauche ou de droite de l'échiquier politique, pro-européen ou europhobe, les eurodéputés se sont tous félicités, jeudi 19 septembre à Strasbourg, du récent arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne ayant confirmé la décision de la Commission européenne demandant à l'Irlande de récupérer 13 milliards d'euros auprès d'Apple à qui elle avait accordé des aides d'État illégales (EUROPE 13479/1).
Gabriele Bischoff (S&D, allemande), par exemple, a qualifié d'« historique » cet arrêt, qui renforcera la confiance des citoyens dans les institutions de l'UE. « L'Europe siffle la fin de la concurrence fiscale déloyale », s'est réjouie Stéphanie Yon-Courtin (Renew Europe, française).
Pasquale Tridico (La Gauche, italien) a prôné une Europe où chacun contribue pour sa juste part aux systèmes fiscaux nationaux. Il a exprimé ses « doutes » concernant l'octroi de compétences en matière de fiscalité au commissaire européen désigné, Wopke Hoekstra, dont le nom avait été cité en 2021 dans le scandale des 'Pandora Papers' pour des investissements réalisés dans les Îles Vierges britanniques alors qu'il était ministre des Finances (EUROPE 12804/2).
Côté europhobe, Pierre Pimpie (PfE, français) a préconisé « une doctrine sur les prix de transfert » au niveau européen. Et Zsuzsanna Borvendég (ESN, hongroise), pour qui l'arrêt démontre qu'il est possible d'obliger les géants des nouvelles technologies à respecter les règles européennes, a demandé d'agir contre Meta, qui « limite la liberté d'expression en supprimant des contenus patriotiques ». (Mathieu Bion)