La rencontre entre le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis, et le ministre chinois du Commerce, Wang Wentao, jeudi 19 septembre, n'a pas permis de trouver une solution pour éviter l'imposition de tarifs européens sur les véhicules électriques chinois. Il reste encore quelques semaines aux deux parties pour trouver une solution et M. Wentao a affirmé que la Chine allait « rester engagée dans les négociations sur les véhicules électriques jusqu'au dernier moment ».
En guise de bonne volonté, la Commission européenne a accepté, à l'issue de la réunion, de repasser en revue les offres d'engagements de prix ('price undertaking offers') envoyées par les entreprises chinoises, selon le porte-parole de la Commission européenne sur les questions commerciales, Olof Gill.
Les offres soumises juste avant la date limite du 24 août avaient été initialement refusées, car la Commission estimait qu'elles ne permettaient pas de supprimer le risque de préjudice (EUROPE 13481/18). La procédure prévoit que, dans des cas exceptionnels, les offres peuvent être soumises après la date limite initialement fixée.
« Les deux parties ont réaffirmé leur volonté politique de poursuivre et d'intensifier leurs efforts pour trouver une solution mutuelle, qui doit véritablement régler le problème, être applicable, contrôlable et compatible avec les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) », a déclaré la Commission.
Le canal de communication entre le commissaire et le ministre reste ouvert pour le moment et les équipes sont chargées d'intensifier leurs efforts pour trouver un accord.
Une telle issue apparaît toutefois de moins en moins plausible, au vu des divergences d'opinions entre les deux parties sur l'existence des subventions déloyales.
Par ailleurs, le vote des États membres pour approuver les tarifs compensateurs sur les véhicules électriques chinois n'est désormais plus programmé pour le 25 septembre, selon le média Politico Europe. Avec de plus en plus de responsables dans les capitales s'exprimant contre les tarifs, l'issue du vote est incertaine.
Dans une interview avec le media Financial Times, la commissaire européenne désignée par l'Espagne, Teresa Ribera, a rappelé ce qu'avait exprimé le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, quelques jours plus tôt, à savoir qu'une guerre commerciale doit être évitée. (Léa Marchal)