Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a reconnu, mercredi 18 septembre dans la soirée, « la grande importance de l’adoption », plus tôt dans la journée, par l’Assemblée générale des Nations Unies (UNGA), d’une résolution « exigeant notamment la fin de l’occupation du territoire palestinien par Israël dans un délai d’un an ».
La résolution exige aussi d’Israël qu’il s’acquitte sans délai de toutes les obligations juridiques que lui impose le droit international, y compris celles énoncées par la Cour internationale de Justice, notamment de retirer l’ensemble de ses forces militaires du Territoire palestinien occupé, de mettre fin à toute nouvelle activité de colonisation, d'évacuer tous les colons du Territoire palestinien occupé et de restituer les terres confisquées depuis le début de l’occupation en 1967.
Avec 124 États ayant voté en faveur de cette résolution, « l'UNGA a réaffirmé avec force son engagement en faveur de la réalisation du droit du peuple palestinien à l’autodétermination, y compris son droit à un État indépendant et souverain, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité avec Israël, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations Unies », a estimé le Haut Représentant.
Il a réitéré l’appel de l'UE pour une paix « durable et soutenable » et réaffirmé que l'Union ne reconnaîtrait ni les modifications des frontières de 1967 ni la souveraineté israélienne sur les territoires occupés depuis 1967, à moins que les parties n’en conviennent.
Cette résolution est la première jamais présentée par l’'État de Palestine', dont le texte s’appuyait sur l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice du 19 juillet dernier (EUROPE 13458/6).
Par ailleurs, à la suite d’attaques massives aux bipeurs au Liban contre des membres présumés du Hezbollah (EUROPE 13485/36), le Haut Représentant de l’UE a appelé à une enquête indépendante, estimant que « les auteurs de ces attaques ont pour objectif de répandre la terreur au Liban ». (Camille-Cerise Gessant)