Très attendu par le secteur européen des transports, le rapport de Mario Draghi sur la compétitivité européenne, publié lundi 9 septembre, a été salué par plusieurs associations professionnelles (EUROPE 13478/1).
M. Draghi a consacré une vingtaine de pages à ce sujet. « Bien qu’il existe une planification nationale des projets et des investissements dans le domaine des transports, elle se concentre principalement sur les modes de transport individuels, n'est pas uniforme dans l'ensemble de l'UE et n'est pas totalement alignée sur la planification de l'UE », a-t-il déploré. « Au niveau national, il semble également y avoir un manque de priorisation », a-t-il constaté. « Le manque persistant d'intégration européenne et la faible concurrence continuent d'avoir un impact sur la capacité et la connectivité », a-t-il conclu.
Il a donc émis neuf recommandations, telles que : - améliorer la planification des infrastructures ; - mobiliser les financements publics et privé ; - supprimer les obstacles à l'intégration et à l'interopérabilité dans tous les segments ; - accélérer la numérisation ; - introduire des programmes pour réduire les risques et financer des solutions de décarbonation ; - établir des partenariats internationaux ; - développer des infrastructures stratégiques.
L’association professionnelle de compagnies aériennes, Airlines for Europe (A4E), appelle la Commission européenne, le Parlement européen et les États membres « à faire preuve d'audace et à veiller à ce que les recommandations en matière d'aviation contenues dans le rapport soient mises en œuvre sans délai ». Elle insiste sur la décarbonation et la réforme efficace de l'espace aérien européen.
« Nous sommes d'accord pour que les revenus du système d'échange de quotas d'émission soient affectés à des projets permettant d'éviter les émissions de carbone », a souligné Alberto Mazzola, directeur exécutif de la Communauté européenne des entreprises ferroviaires et d'infrastructure (CER). « Pour achever un réseau de TGV à l'échelle européenne, une extension significative de l'infrastructure actuelle doit être discutée et financée de manière adéquate », a-t-il ajouté.
Enfin, le Comité européen du commerce et de la réparation automobiles (CECRA) souligne qu’il n'a cessé de « plaider pour que l'Europe mette en œuvre le principe de neutralité technologique dans le secteur automobile, ce qui permettrait non seulement de favoriser l'innovation, mais aussi de fournir aux opérateurs un éventail d'options pour réduire efficacement les émissions d'une manière qui soit à la fois abordable et réalisable ». (Anne Damiani)