À l’aube d’un nouveau cycle politique, l'Union européenne se prépare pour les conférences climatiques mondiales de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, la COP29, qui se tiendra cet automne à Bakou (Azerbaïdjan), et la COP30 à Belém (Brésil) en 2025, où tous les États devront mettre à jour leurs 'Contributions déterminées au niveau national' (NDC) (EUROPE 13422/1). Autant d’échéances qui encouragent l'UE à intensifier ses efforts en matière de diplomatie climatique et énergétique.
La coalition d'ONG CAN Europe, dans un rapport publié mardi 30 juillet, rappelle ainsi l'importance de ces partenariats climatiques et énergétiques pour l'UE, jugés « essentiels pour la dimension externe du ‘Pacte vert européen’ ».
Ainsi, CAN Europe appuie une approche de la diplomatie verte visant à renforcer la gouvernance et à harmoniser les nouveaux et anciens partenariats, tout en intégrant la société civile dès le début des négociations.
La note encourage aussi à « incorporer la justice de genre dans toutes les stratégies politiques et les échanges thématiques, y compris au niveau local ».
En outre, un rapport commun de l'institut Clingendael et du centre de réflexion (think tank) E3G, publié lundi 29 juillet, évoque, de son côté, une transformation ambitieuse de la politique énergétique de l'UE pour renforcer sa compétitivité industrielle et sa stabilité économique.
Ce document précise que « la sécurité énergétique de l'UE doit aller au-delà de la simple sécurité d'approvisionnement en combustibles fossiles, en se concentrant sur un système énergétique plus flexible, décentralisé et résilient ».
Cette vision rejoint les recommandations de CAN Europe, qui plaident pour « renforcer la gouvernance » et promouvoir des processus coordonnés qui reflètent les intérêts de toutes les parties prenantes.
En effet, pour l'institut Clingendael et E3G, la transformation vers un système énergétique durable nécessite non seulement des infrastructures plus résilientes et décentralisées, mais aussi une gouvernance robuste pour coordonner ces changements complexes.
La 8e session de la Conférence ministérielle sur l'action climatique (MoCA) s'est tenue les 22 et 23 juillet à Wuhan (Chine).
La MoCA a réuni des ministres et des responsables de plus de 30 pays pour discuter des mesures urgentes à prendre face à la crise climatique. Les discussions ont porté sur la révision et le renforcement des NDC avant 2025, l'augmentation du soutien financier aux pays en développement et le développement des énergies renouvelables.
Cependant, des problématiques persistent. Pour la Commission européenne, il est primordial d'améliorer la coordination entre les différents acteurs en vue de surmonter les divergences politiques et économiques.
La transparence et la responsabilité dans le suivi des engagements pris restent donc essentielles pour assurer des progrès, une préoccupation qui rejoint les appels de CAN Europe pour une meilleure gouvernance et une diplomatie climatique proactive. (Pauline Denys et Nithya Paquiry)