La Secrétaire générale du Conseil de l’Europe, Marija Pejčinović Burić, a rappelé, mercredi 31 juillet, avant la « Journée européenne de la mémoire de l’Holocauste des Roms », instituée le 2 août, l’extermination de plus de 3 000 hommes, femmes et enfants roms dans la nuit du 2 au 3 août 1944 dans les chambres à gaz du Zigeunerlager d’Auschwitz-Birkenau.
Au total, on estime le nombre de Roms persécutés et exécutés par le régime nazi à environ 500 000, a-t-elle déclaré, en réaffirmant la « volonté » du Conseil de l’Europe « de lutter contre les préjugés et contre la discrimination sous toutes ses formes ».
Engagé depuis de nombreuses années en faveur de l’inclusion des Roms, le Conseil de l'Europe s’est employé à faire figurer tant l’Holocauste des Roms que leur histoire en général dans les programmes de manuels scolaires de ses 46 États membres, précise Marija Marija Pejčinović Burić, qui signale qu’il s’agit là de l’un des « objectifs clés » « du Plan d’action du Conseil de l’Europe sur l’intégration des Roms et des gens du voyage (2020-2025) ».
Un programme commun Conseil de l’Europe/Union européenne a été lancé parallèlement au printemps dernier pour une durée de deux ans.
Intitulé 'Roma Holocaust Remembrance and Education (Roma Memory)', il « vise à sensibiliser le grand public, dans toute l’Europe, à la question de la mémoire de l’Holocauste des Roms et de son enseignement ».
Un objectif soutenu par le Comité directeur sur l’anti-discrimination, la diversité et l’inclusion du Conseil l’Europe, qui met à la disposition des États membres différents outils éducatifs destinés à faire connaître l’histoire des Roms et des gens du voyage.
Quatre-vingts ans après l’Holocauste des Roms, « il est plus important que jamais de perpétuer la mémoire de ces événements », conclut Marija Marija Pejčinović Burić, appelant à « un monde fondé sur le respect, la compréhension et l’égalité ». (Véronique Leblanc)