Une IA qui, arrivée à un point d’inflexion technologique, peut offrir des possibilités, mais exposer également à des risques. Les signataires réaffirment la nature souveraine de leurs décisions et de leurs ordres juridiques respectifs, mais soulignent le caractère transversal de certains risques identifiés.
En conséquence, les autorités indiquent qu’elles tenteront de mutualiser leurs efforts pour mieux comprendre les problèmes.
Ils s’engagent également à utiliser leurs pouvoirs respectifs, lorsque cela s’avérera approprié, afin de garantir une juste concurrence, basée sur l’équité, l’interopérabilité et la préservation de la capacité de choix pour les consommateurs et les entreprises.
Parmi les risques potentiels, les différentes autorités de concurrence appellent à être vigilants et à se prémunir contre, notamment, des tentatives de restriction des intrants essentiels au développement des technologies de l’IA ou le renforcement du pouvoir de marché, que des entreprises déjà dominantes utiliseraient afin d’accroître les obstacles à la concurrence.
Les signataires mettent également en garde contre le risque de restriction du choix pour les créateurs de contenu ou encore du développement ou d'une utilisation de l’IA visant à nuire aux consommateurs, aux entrepreneurs ou à d'autres acteurs du marché.
Enfin, les signataires estiment que l’IA pourrait faciliter des pratiques anticoncurrentielles, telles que les ententes restrictives.
Lien vers la lettre conjointe : https://aeur.eu/f/d3s (Émilie Vanderhulst)