Épaulé par la Commission européenne, le Réseau européen de coopération en matière de protection des consommateurs (CPC) a envoyé, lundi 22 juillet, une lettre à Meta remettant en cause la légalité de sa politique 'pay or consent' qui oblige les utilisateurs ne voulant pas transmettre leurs données personnelles à s'acquitter d'une redevance mensuelle.
Mis en place en novembre dernier, ce système a provoqué l'ire de nombreuses associations de consommateurs à travers l'UE (EUROPE 13372/6).
Celles-ci estiment notamment que Meta, par ce biais, induit fortement ses utilisateurs en erreur et les pousse à faire un choix sans leur offrir d'alternative viable.
Selon la Commission européenne, les autorités chargées de la protection des consommateurs ont évalué « plusieurs éléments susceptibles de constituer des pratiques trompeuses ou agressives, en particulier la question de savoir si Meta fournissait d'emblée aux consommateurs des informations véridiques, claires et suffisantes ».
« De nombreux consommateurs ont pu être exposés à des pressions indues les incitant à choisir rapidement entre les deux modèles, de peur de perdre instantanément l'accès à leurs comptes et à leur réseau de contacts », détaille la Commission.
Le modèle de Meta est également scruté par l'UE dans le cadre de la législation sur les marchés numériques (EUROPE 13443/4) et fait déjà l'objet de conclusions préliminaires.
Meta a jusqu'au 1er septembre pour apporter des modifications, faute de quoi le CPC peut décider de prendre des sanctions. (Isalia Stieffatre)