Le Conseil de l'Union européenne a adopté, lundi 22 juillet, des mesures restrictives à l'encontre de quatre personnes et deux entités dans le cadre du régime mondial de sanctions en matière de droits de l'homme de l'UE.
Il s’agit du chef d'état-major de l'armée syrienne, Abdel Karim Mohammad Ibrahim, et de l’ancien ministre de la Défense et commandant en chef adjoint de l'armée syrienne, Ali Mahmoud Abbas. « Tous deux sont responsables des actions des forces armées sous leur commandement, qui commettent des actes de torture, des viols ainsi que des violences sexuelles et sexistes systématiques et généralisés contre des civils », estime le Conseil.
Des sanctions visent aussi le ministre de la Sécurité d'État nord-coréen, Ri Chang Dae, que le Conseil juge responsable de nombreux actes de violence sexuelle et sexiste commis par des fonctionnaires du ministère, en particulier contre les femmes manifestant leur opposition au régime ou détenues, et Evgeniy Sobolev, chef du soi-disant 'service pénitentiaire' installé par Moscou dans l'oblast de Kherson. Il y aurait eu, sous son commandement, une série de violations généralisées et systématiques des droits de l'homme.
Deux entités sont aussi été sanctionnées : Kokorat San Ras, un gang haïtien connu pour son utilisation de la violence contre les femmes comme arme courante, et le Centre de détention nord coréen MSS du comté d'Onsong, où la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants sont des pratiques établies, selon le Conseil.
Au total, 117 personnes et 33 entités sont soumises à des sanctions en vertu du régime lié aux droits de l'homme.
Voir l'acte juridique : https://aeur.eu/f/d3b (Camille-Cerise Gessant)