Les ministres des Affaires étrangères de l'Italie, de l'Autriche, de la Croatie, de Chypre, de la République tchèque, de la Grèce, de la Slovaquie et de la Slovénie ont appelé le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, à revoir la stratégie de l'UE pour la Syrie.
« Notre objectif est une politique syrienne plus réaliste, proactive et efficace pour accroître notre influence politique, l'efficacité de notre aide humanitaire et créer les conditions nécessaires au retour sûr, volontaire et digne des réfugiés syriens », ont expliqué l'Autrichien Alexander Schallenberg et l'Italien Antonio Tajani dans Il Messaggero, lundi 22 juillet.
« Nous devons enfin remettre la Syrie à l’agenda de l’UE en tant que priorité absolue. Si nous ne le faisons pas, les conséquences pour la population civile en Syrie, les pays voisins de la région, les partenaires méditerranéens et, en fin de compte, l’Europe, seront désastreuses », ont-ils prévenu.
Selon MM. Schallenberg et Tajani, si aucun compromis sur les principes fondamentaux de démocratie, d’inclusion, de respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales ne doit être fait, il est urgent de relancer un dialogue « substantiel et significatif » entre les dirigeants de Damas et l’opposition, dans le cadre du processus politique de l'ONU. (Camille-Cerise Gessant)