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Bulletin Quotidien Europe N° 13450
PRÉSIDENCE HONGROISE DU CONSEIL DE L'UE / Hu24eu

János Bóka assure de la coopération loyale de la Hongrie au Conseil de l'UE

Le ministre hongrois des Affaires européennes, János Bóka, a assuré, mercredi 10 juillet à Bruxelles, que la démarche du Premier ministre de son pays, Viktor Orbán - engagé, depuis le début de la Présidence du Conseil de l'Union européenne, dans une 'mission pour la paix' destinée à chercher une issue à l'agression russe de l'Ukraine - n'enfreint aucune règle ni aucun principe de l'UE (EUROPE 13448/2).

Les discussions que M. Orbán a tenues à Kiev, Moscou et Pékin ne se sont pas déroulées au nom de l'UE ni avec un mandat de l'UE, a rappelé M. Bóka.

Conscient des responsabilités qui incombent à un pays assumant la présidence du Conseil de l'UE, M. Orbán a informé ses homologues du Conseil européen de ses discussions avec les dirigeants ukrainien, russe et chinois. Il l'a fait dans un esprit de « coopération sincère et loyale » entre États membres : « Ce n'était pas une obligation », a noté le ministre, soulignant qu'il n'existe pas de protocole au niveau de l'UE sur la communication ex ante ou ex post entre États membres sur les missions qu'entreprennent les dirigeants européens. Et, sur la base des informations communiquées par M. Orbán, il revient aux Vingt-sept de décider de la marche à suivre.

M. Bóka a admis que l'initiative diplomatique hongroise avait heurté certains États membres, dans la mesure où le Conseil européen, y compris donc M. Orbán, considère que le dialogue politique avec le président russe, Vladimir Poutine, est rompu du fait de l'agression militaire russe.

Dans ce cas, « nous sommes d'accord sur le fait que nous ne sommes pas d'accord » avec ces pays, a considéré le ministre hongrois, pour qui toute initiative qui permettrait d'abréger la guerre en Ukraine est « une responsabilité politique qui doit être assumée ». La question de substance est la suivante, a-t-il ajouté : « Comment l'UE peut-elle contribuer à la mise en place d'une architecture de sécurité durable en Europe en tant qu'acteur et pas observateur ? »

Interrogé sur la possibilité que le Conseil de l'UE agisse pour brider la Présidence hongroise du Conseil de l'UE, M. Bóka a indiqué qu'aucun État membre n'avait officiellement mis sur la table certaines mesures qui pourraient conduire à écourter cette présidence ou à limiter la présence politique des États membres lors des réunions ministérielles informelles organisées à Budapest.

« Une faute politique », selon M. Michel

Depuis Washington, où il assiste au sommet de l'OTAN (voir autres nouvelles), le président du Conseil européen, Charles Michel, a considéré que la 'mission pour la paix' de M. Orbán constitue « une faute politique ». Et cette position est celle de la grande majorité des États membres, qui ont pointé « le risque sérieux » pour la Présidence hongroise du Conseil.

« En dix ans, je n'ai jamais vu une telle réaction des États membres vis-à-vis d'une Présidence semestrielle du Conseil juste quelques jours après son lancement. C'est un signal clair », a constaté M. Michel, regrettant « une détérioration du niveau de la confiance » entre les États membres. D'après lui, l'attitude des États membres et la suite éventuelle à donner à l'initiative de M. Orbán dépendront « des semaines et mois à venir » et de « la façon dont la Présidence hongroise tirera les leçons » de cet incident. Mais il a jugé contre-productif de ne pas participer aux événements informels de la Présidence hongroise.

M. Michel n'a pas prévu de réunion formelle avec M. Orbán à Washington en marge du sommet de l'OTAN.

Mercredi, les ambassadeurs des États membres ont eu une discussion sur le rôle de la présidence semestrielle du Conseil de l'UE. (Mathieu Bion avec Camille-Cerise Gessant)

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