Les ministres du Climat et de l'Environnement des États membres de l'UE sont conviés à Budapest (Hongrie), jeudi 11 et vendredi 12 juillet, pour débattre de la poursuite des priorités environnementales de l'Union européenne.
Cette réunion ministérielle informelle, présidée par la ministre hongroise de l’Environnement et de l’Économie circulaire, Anikó Raisz, démarrera par une réunion préparatoire à la Conférence des Parties sur le Climat de l’ONU (COP29), avec la participation de son président, Mukhtar Babayev, le ministre azerbaïdjanais de l’Écologie et des Ressources naturelles.
Il s’agira aussi de discuter de l’initiative de la Commission européenne pour une gestion résiliente des ressources en eau, que le ministre hongrois des Affaires européennes, János Bóka, a présentée comme une priorité essentielle de la Présidence hongroise de l'UE, rappelant par la même occasion que plusieurs éditions du Sommet de l’eau de Budapest ont été organisées, notamment en 2013, 2016, 2019 et 2023.
Des sujets tels que la pollution transfrontalière, la compétitivité de l’économie circulaire et le financement des actions en faveur de l’environnement, du climat et de l’économie circulaire seront aussi abordés. János Bóka prône une approche horizontale, pour inclure les aspects sociaux et environnementaux, au sein d’un calendrier à long terme.
Le commissaire à l’Action pour le climat, Wopke Hoekstra, représentera la Commission européenne et participera à la conférence de presse, qui est prévue vendredi 12 juillet à 15h. Il s'entretiendra également avec le secrétaire d'État hongrois à l’Énergie et au Climat, Attila Steiner.
COP29. Les ministres européens, Mukhtar Babayev et Wopke Hoekstra, discuteront des préparatifs de la COP29, qui se tiendra en Azerbaïdjan en novembre. Les prochaines étapes pour l’action pour le climat et les attentes des États membres seront abordées.
Compétitivité de l’économie circulaire. La Présidence tournante hongroise de l’UE a placé l’économie circulaire dans ses priorités avec deux textes d’ores et déjà concernés : la directive ‘Déchets’ (EUROPE 13433/4), pour laquelle le Conseil de l’UE a adopté une position sous la Présidence belge en juin 2024, et le règlement relatif aux ‘Véhicules hors d’usage’, qui doit intégrer l’industrie automobile dans l’économie circulaire. La directive ‘Déchets’, quant à elle, vise à réduire les déchets alimentaires par habitant ainsi qu’à inciter les producteurs de textiles à financer la collecte et le traitement des déchets textiles. Les discussions s'appuieront sur les progrès réalisés dans le cadre du plan de l'UE pour l'économie circulaire (EUROPE 13182/12).
Gestion résiliente de l’eau. Les débats porteront sur la création de conditions intersectorielles pour une gestion adaptative et résiliente de l'eau. L'occasion de se rappeler que le Conseil de l'UE a demandé la mise en place de l'initiative de la Commission européenne sur la résilience dans le domaine de l'eau, lors de son examen à mi-parcours du '8e programme d’action pour l’environnement', lundi 17 juin (EUROPE 13434/8). Cette approche globale de l’eau doit garantir la disponibilité et la sécurité de l’approvisionnement en eau par l’entremise d’une gestion durable de l’eau et de solutions pour faire face au changement climatique (sécheresses, inondations)…
Pollution transfrontalière de l’eau et de l’air. Les discussions des ministres porteront sur la recherche de solutions pour renforcer la coopération transfrontalière sur ces sujets, à la fois pour identifier les sources de pollution, réduire les émissions et fournir des informations.
Banque européenne d’investissement. La BEI va présenter ses instruments financiers dédiés à l'action pour le climat et à la durabilité environnementale. Dans sa dernière feuille de route 2024-2027, adoptée fin juin, la BEI a assuré qu’elle octroiera « plus de la moitié de ses financements en faveur de l’action pour le climat et de la durabilité environnementale ». Alors que la Commission européenne envisage l’environnement à l'aune de la compétitivité économique, dans son nouvel agenda stratégique, la BEI compte « combler le déficit d’investissement de l’Europe », notamment en vue de « renforcer son action en faveur du climat ». La BEI annonce « une croissance exponentielle au cours de la prochaine décennie » de l’économie neutre en carbone et entend appuyer la décarbonation des industries traditionnelles et des PME et accompagner les agriculteurs dans l’adaptation aux changements climatiques. (Florent Servia)