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Bulletin Quotidien Europe N° 13450
Sommaire Publication complète Par article 10 / 31
INSTITUTIONNEL / La gauche

« Nous n’avons aucun intérêt à un choc frontal » avec l'UE, estime Jean-Luc Mélenchon sur le déficit budgétaire de la France

Le groupe La Gauche au Parlement européen a reçu, mercredi 10 juillet, Jean-Luc Mélenchon, le dirigeant du parti La France Insoumise, membre d’une coalition électorale de gauche victorieuse aux élections législatives françaises, le Nouveau Front populaire (NFP).

Alors que les discussions sur la formation d’un gouvernement se poursuivent à Paris, M. Mélenchon, qui revendique le poste de Premier ministre, a exprimé un « intense soulagement », dénonçant une « vague raciste, sexiste et anti-populaire » d’extrême droite en Europe.

Interrogé sur le programme économique du NFP, jugé non conforme aux règles budgétaires de l'UE par certains détracteurs, M. Mélenchon a vivement critiqué les politiques « néolibérales » européennes. Selon lui, ces politiques sont à l’origine du déficit budgétaire « excessif » de la France, qui a atteint 5,5% du PIB en 2023.

Mardi, la Commission européenne avait officiellement proposé l'ouverture d'une procédure pour déficit excessif à l'encontre de la France et de six autres pays de l'UE (EUROPE 13449/17).

« Nous n’avons aucun intérêt à un choc frontal avec des institutions capables du pire, comme l’est la Commission européenne », a rétorqué M. Mélenchon. Et d’ajouter : « Il n’y a qu’une seule manière de régler le problème des déficits excessifs, c’est évidemment d’augmenter les recettes. J’en prends l’engagement au nom de la coalition : il n’y aura pas une dépense supplémentaire qui ne soit gagée par une recette supplémentaire ».

Ukraine. En ce qui concerne la situation en Ukraine, M. Mélenchon a préconisé, dans « l’intérêt général des Européens », d’entamer des discussions sur la sécurité des centrales nucléaires ukrainiennes, suggérant une démilitarisation des zones sensibles.

« Nous aurions une première base pour commencer à établir des zones de paix et de limites de tirs. Voilà comment s’avancer tranquillement, sagement et raisonnablement vers une négociation générale », a-t-il estimé, plaidant pour le rétablissement de « l’autonomie et la souveraineté de l’Ukraine ». (Bernard Denuit)

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