Les impôts sur la fortune ne génèrent que peu de recettes, entraînent des coûts administratifs élevés et provoquent un exode des personnes fortunées et de leur argent, selon l'étude du centre de réflexion proche des milieux d'affaires Tax Foundation Europe, publiée mercredi 26 juin.
Alors que l'économiste Gabriel Zucman a présenté, mardi 25 juin, une proposition de norme coordonnée au niveau international garantissant une imposition effective des personnes très fortunées (EUROPE 13440/19), Tax Foundation recommande une autre approche.
« Au niveau eropéen, un impôt sur la fortune coordonné, à l'instar de l'impôt minimum sur les sociétés de 15%, est hautement improbable », selon l'étude. Au lieu d'une approche fondée sur le pilier II, un impôt mondial sur la fortune nécessiterait une approche plus proche du pilier I, où un nombre critique de pays doit signer l'accord, notamment la Chine, la Suisse et les États-Unis. En Suisse, les contribuables doivent approuver toute augmentation d'impôt, ce qui rend cette proposition « irréalisable ».
Tax Foundation conseille aux décideurs politiques de simplifier la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de mettre en œuvre des réformes fiscales susceptibles d'accélérer la croissance économique.
Lire le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/cv9 (Anne Damiani)