login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13428
PE2024 / Pe2024

Malgré une réprésentation verte affaiblie, le pragmatisme économique devrait porter l'ambition climatique de l'UE et son 'Pacte vert européen'

Une plus faible influence des écologistes au Parlement entravera-t-elle l’ambition climatique de l’Union européenne ? Au lendemain des élections, tandis que les derniers chiffres confirment une perte de 18 sièges pour le groupe Verts/ALE, l’Allemande Ursula von der Leyen, tête de liste du PPE, a tenu à rassurer, affirmant qu’il est nécessaire de « tout faire pour combattre le changement climatique ». La veille, à l’annonce des résultats, le 'co-Spitzenkandidat' écologiste, Bas Eickhout, avait assuré que l’UE ne pouvait pas faire l’impasse sur ces problématiques. 

Lors de son allocution à la presse (voir autre nouvelle), lundi 10 juin, l’actuelle présidente de la Commission européenne a ainsi affirmé que l’Union entrait dans une phase « importante » de mise en œuvre de sa politique climatique. Mme von der Leyen a précisé qu'un certain pragmatisme devait présider à l’exécution de sa feuille de route en la matière, le ‘Pacte vert européen’, dont le cadre juridique a été posé au cours des cinq dernières années et qui se devait d’être « compatible avec une économie compétitive ».

Cette position - partagée par la coalition d'ONG CAN Europe, qui, appelant ce lundi la nouvelle majorité à œuvrer dans le sens de la neutralité climatique de l'UE, ne manque pas d'en souligner les bénéfices économiques (https://aeur.eu/f/clh ) - fait écho aux mots de M. Eickhout. S’il observait le 9 juin au soir un délitement certain des préoccupations environnementales (EUROPE 13427/6), l'eurodéputé néerlandais n'envisageait pas moins que la formation de la nouvelle Commission « ferait du climat un point clé de son programme », ne serait-ce que par nécessité économique.

« Si vous regardez les États-Unis et la Chine, ils investissent des milliards de dollars dans leur économie verte. Si l'Europe reste immobile, nous serons perdants », a-t-il ainsi mis en garde, réaffirmant par ailleurs l’engagement des Verts/ALE. 

Le coprésident du groupe, Philippe Lamberts (belge), a abondé dans le même sens, appelant de surcroît, au cours de cette même nuit électorale, à l’unité face au phénomène concomitant de la montée de la droite radicale : « J'espère qu'au cours des prochaines législatures, les forces démocratiques ne se laisseront pas abattre et réaliseront que le Green Deal européen n'est pas seulement une nécessité pour l'Europe de faire sa part dans la sauvegarde de l'humanité sur cette planète, mais qu'il s'agit également d'une gigantesque opportunité économique ». (Nithya Paquiry)

Sommaire

PE2024
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
BRÈVES
Kiosque