Noyb, l'association autrichienne de protection de la vie privée, a annoncé, jeudi 6 juin, avoir déposé des plaintes dans onze pays de l'Union européenne (l'Autriche, la Belgique, la France, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie, l'Irlande, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne et l'Espagne) liées à la modification de la politique de confidentialité de Meta (maison mère de Facebook et d'Instagram).
La plateforme envisage, à partir du 26 juin, d'exploiter les messages publics, photos postées et autres données personnelles de navigation de ses utilisateurs afin d'entraîner sa future technologie d'intelligence artificielle.
L'association estime que Meta pourrait récupérer « n'importe quelle donnée provenant de n'importe quelle source pour n'importe quel usage et la mettre à la disposition de n'importe qui dans le monde », en violation directe du règlement sur les données personnelles (RGPD).
« Au lieu de demander le consentement des utilisateurs (opt in), Meta fait valoir un intérêt légitime qui l'emporte sur le droit fondamental à la protection des données et à la vie privée des utilisateurs européens », dénonce Noyb dans son communiqué.
Cet argument avait déjà été utilisé par Meta dans le contexte de l'utilisation des données personnelles à des fins publicitaires, argument qui avait été retoqué par la Cour de justice de l'UE en juillet dernier.
Voir le communiqué de Noyb : https://aeur.eu/f/cl7 (Isalia Stieffatre)