Réunis à Luxembourg le 13 juin, les ministres de l’Intérieur des États membres de Schengen, ainsi que ceux des pays associés à la zone, approuveront une déclaration politique sur l’espace de libre circulation près de 40 ans après sa création, dans laquelle ils s'engageront à ce que le fonctionnement de la zone de libre circulation reste adapté aux différents défis du moment ou à venir.
Ils y rappelleront aussi qu’ils ne procéderont à des rétablissements de contrôles aux frontières intérieures qu’en dernier recours.
La Déclaration consiste en un engagement en 10 points : « Nous défendrons la libre circulation des personnes, qui est au cœur de nos politiques de Schengen, en veillant à ce que la réintroduction des contrôles aux frontières intérieures reste une mesure de dernier recours », indique notamment le texte.
« Nous prendrons toutes les mesures appropriées, qu'il s'agisse d'instruments Schengen ou d'autres instruments connexes, en ce qui concerne les contrôles aux frontières extérieures, les mouvements secondaires, l'asile, l'immigration, le retour des personnes en séjour irrégulier ainsi que la prévention et la lutte contre la criminalité transfrontalière en ligne et hors ligne et le terrorisme afin de garantir la sécurité de l'espace Schengen ».
La Déclaration souligne aussi le rôle de la confiance mutuelle entre les membres de Schengen, qui est « la pierre angulaire du bon fonctionnement et de la poursuite du développement de Schengen et la base de la confiance de nos citoyens. Elle repose sur notre responsabilité individuelle à l'égard d'un cadre législatif et réglementaire cohérent et appliqué efficacement, contrôlé notamment par des évaluations Schengen régulières et les principes de l'État de droit, garantissant une appropriation commune des défis collectifs ».
« Nous garantissons que l'espace Schengen restera ouvert au monde. Être l'espace le plus attractif et le plus visité exige un accès encore plus efficace et fluide pour les voyageurs de bonne foi, tout en garantissant un niveau élevé de sécurité », lit-on dans le texte.
Ce dernier mentionne aussi la question des retours de migrants en situation irrégulière. « Nous nous engageons à renvoyer rapidement et efficacement les personnes qui n'ont pas le droit de rester dans l'Union, et ce de manière humaine et digne ».
S'agissant de la Bulgarie et de la Roumanie, entrées partiellement dans la zone au printemps, les ministres indiqueront qu'ils s'efforceront d'achever « dès que possible » leur processus d'intégration. (Solenn Paulic)