L'Union des fédéralistes européens (UEF) et l'Association Jean Monnet demandent que les groupes politiques pro-européens, qui se formeront au Parlement européen après les élections de juin, conditionnent leur soutien à la personnalité politique qui sera désignée pour présider la Commission européenne à l'appui de cette dernière en faveur de la convocation d'une Convention chargée d'une « réforme fédéraliste » des traités européens.
Et le Conseil européen des 27 et 28 juin doit donner suite à la demande du Parlement relative à la convocation d'une telle Convention (EUROPE 13298/7), ajoutent les deux organisations dans un appel commun publié mardi 7 mai.
Promoteur de l'initiative, l'eurodéputé Domènec Ruiz Devesa (S&D, espagnol), qui préside l'UEF, a listé trois priorités pour les forces politiques fédéralistes dans le cadre des élections européennes : - se mobiliser en faveur d'une forte participation des électeurs au scrutin afin de « combattre l'euroscepticisme » ; - promouvoir l'importance d'un débat sur des « enjeux européens » alors que les campagnes dans les États membres sont trop souvent focalisées sur des questions nationales ; - faire pression sur le Conseil européen pour qu'il réponde à la demande du PE, conformément à l'obligation énoncée dans les traités (article 48 TUE).
L'eurodéputé Guy Verhofstadt (Renew Europe, belge) estime que le futur président de la Commission européenne serait avisé de s'engager - avant l'élection du PE - en faveur d'une réforme de l'architecture institutionnelle de l'UE. Soutenu par Sandro Gozi (Renew Europe, italien), il s'est prononcé pour la création d'un intergroupe dédié à une réforme des traités au sein du futur Parlement européen afin de formaliser le groupe Spinelli actuel, plus informel.
Voir l'appel : https://aeur.eu/f/c61 (Mathieu Bion)