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Bulletin Quotidien Europe N° 13408
ÉDUCATION - JEUNESSE - CULTURE - SPORT / Jeunesse

Les ministres européens appellent à une implication accrue des jeunes dans la vie publique, par une meilleure information et une éducation renforcée

Les ministres européens de l'Éducation et de la Jeunesse, réunis en Conseil à Bruxelles lundi 13 mai, ont discuté des suites de la conférence de l'UE sur la jeunesse, qui s'est tenue à Gand du 2 au 5 mars 2024, dans le cadre du 10e cycle du Dialogue européen sur la jeunesse.

Cette conférence, organisée par la Présidence belge du Conseil de l'UE, était dédiée à la création de sociétés inclusives, un objectif de la stratégie de l'UE pour la jeunesse 2019-2027. Elle a produit six recommandations ciblant les jeunes à risque de pauvreté et ceux ayant moins d'opportunités, accompagnées de 34 mesures de mise en œuvre proposées.

Clause d'impact jeunesse. Au cours du débat, les discussions ont porté sur l'amélioration du suivi et de la rétroaction des résultats du Dialogue. La ministre finlandaise, Sari Multala, a souligné l'importance de rallonger les cycles de dialogue de 18 mois à « deux ou trois présidences » pour permettre une meilleure mise en œuvre et un accompagnement plus efficace. Elle a également proposé d'intensifier l'usage des outils existants et la mise en place de la 'clause d'impact jeunesse', une revendication issue de l'Année européenne de la jeunesse 2022 pour favoriser des échanges plus fructueux avec les jeunes.

Le ministre slovène de l'Éducation, Darjo Felda, a également appelé à la création rapide d'un groupe d'experts pour la 'clause d'impact jeunesse' afin d'intégrer les politiques pour la jeunesse dans d'autres domaines politiques. Il a également insisté sur l'importance de collaborer avec la Commission européenne et de promouvoir le Dialogue via le site du Portail européen pour la jeunesse.

Diversité. La ministre française, Sarah El Haïry, a plaidé en ce sens et a soutenu une meilleure intégration « des jeunesses » dans leur diversité au sein du Dialogue.

Et pour cause, les ministres ont également été invités à réfléchir aux meilleures pratiques de mise en œuvre des recommandations afin de promouvoir des sociétés inclusives pour la jeunesse dans leurs pays respectifs.

Le ministre luxembourgeois, Claude Meisch, a parlé de l'importance d'accroître la visibilité du dialogue et de l'information accessible à tous les jeunes, évoquant également la priorité de l'accès à un logement abordable comme un défi majeur tant au niveau national qu'européen. L'Autriche a souligné la nécessité de donner aux jeunes les moyens de s'exprimer afin de lutter contre l'abstention, en mettant l'accent sur l'éducation politique et financière. Elle a également abordé la question de la santé mentale, en soutenant l'accès à un soutien psychologique pour enfants et adolescents. Ces points ont été développés par plusieurs États membres, comme l'Espagne. 

Participation démocratique. À l'issue de la matinée, le ministre flamand de la Jeunesse, Benjamin Dalle, qui a présidé les échanges, a insisté sur la nécessité d'intégrer les jeunes dans le processus démocratique. Il évoqué, à ce sujet, des discussions sur l'abaissement de l'âge du droit de vote à 16 ans pour les élections, qui reste une compétence nationale.

Selon la commissaire européenne pour l'Innovation, la Recherche, la Culture, l'Éducation et la Jeunesse, Iliana Ivanova, trois millions de jeunes Européens voteront pour la première fois lors des prochaines élections, du 6 au 9 juin. Elle a également présenté les résultats récents d'une enquête Eurobaromètre, publiés ce mardi, qui montrent que 64% des jeunes prévoient de voter. La commissaire, qui s'en est réjouie, y voyant un signe de l'intérêt grandissant des jeunes pour les affaires publiques, a toutefois rappelé l'importance de l'éducation civique et du programme Erasmus+ dans ce contexte. En effet, 19% des jeunes déclarent ne pas s'intéresser à la politique et 13% ne pas être intéressés par le vote.

Année de la jeunesse, sociétés inclusives et travail. Par ailleurs, les ministres ont adopté trois conclusions. La première concerne l'impact et l'héritage de l'Année européenne de la jeunesse 2022. Une autre concerne l'importance des sociétés inclusives. La troisième renvoie à la nécessité d'intégrer le travail des jeunes et de renforcer les liens entre les droits de l'enfant et les politiques de jeunesse. Une résolution a également été adoptée, reconnaissant l'importance majeure du travail des jeunes pour la démocratie en Europe. De plus, l'idée de nommer un vice-président de la Commission européenne dédié à la jeunesse a été discutée. 

Crises géopolitiques. Cette réunion a également été l'occasion pour les ministres européens de rencontrer leur homologue ukrainien, Matvi Bidny, qui a partagé des témoignages sur la situation des jeunes durant le conflit et souligné la solidarité manifestée par l'UE à cet égard. M. Dalle a exprimé ses inquiétudes face aux crises géopolitiques actuelles, notamment l'invasion de l'Ukraine par la Russie et les conflits persistants au Moyen-Orient. Il a appelé au respect de la Convention internationale des droits de l'enfant et à renforcer la solidarité avec les jeunes touchés par ces crises. (Nithya Paquiry)

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