Le ministre français du Budget, Thomas Cazenave, a confirmé, lundi 29 avril, la nouvelle trajectoire budgétaire que s'est fixée le gouvernement français afin de ramener le déficit public à 2,9% du PIB national en 2027, année des prochaines élections présidentielles, maintenant ainsi un engagement antérieur, malgré une conjoncture économique moins favorable.
« Pour atteindre cet objectif, nous réajustons notre trajectoire avec une première marche crédible qui tient compte du double effet de l’exécution 2023 et de la révision de la croissance 2024 : l’objectif est de ramener le déficit de 5,5 à 5,1% en 2024. La suite de la trajectoire est également modifiée (...) : nous visons un déficit de 4,1% en 2025 et de 3,6% en 2026 », a déclaré M. Cazenave lors d'un débat au Parlement national, quelques jours après que deux agences de notation internationales ont maintenu la notation financière de la France.
Cette révision de la trajectoire budgétaire est notamment due à un ralentissement de la croissance, les autorités françaises tablant désormais une production de richesses à hauteur de 1,0% du PIB en 2024 et de 1,4% en 2025.
Sur le plan des dépenses, M. Cazenave a évoqué les 10 milliards d'euros d'économies (modération de la hausse de certains dispositifs comme la prime de rénovation des habitations privées, réduction des dépenses de l'État en ne touchant pas aux réserves de précaution) engagées pour cette année, auxquels s'ajouteront 10 milliards d'euros supplémentaires.
« En un mot, nous devons tenir les dépenses de l’État en 2024, comme nous l’avons fait en 2023 », a considéré M. Cazenave. (Mathieu Bion)