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Bulletin Quotidien Europe N° 13401
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INSTITUTIONNEL / Budget

Johannes Hahn appelle à un changement drastique de la vision budgétaire européenne

Le prochain cadre financier de l'UE devra être « beaucoup plus flexible » afin de pouvoir financer des événements « imprévus » d'une « importance historique », a souligné le commissaire européen au budget, Johannes Hahn, dans son discours d'ouverture lors de la conférence budgétaire annuelle de l'UE, qui s'est tenue à Bruxelles lundi 29 avril.

La future réforme des règles budgétaires et des dépenses de l'Union, qui doit être mise en place pour le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de 2028, a ainsi été évoquée par le commissaire, qui a déclaré que « les préparatifs commencent dès maintenant ».

« Notre manière actuelle de penser le budget européen n'est plus une option viable », a martelé le commissaire, alors qu'une grande partie de la conférence a porté par la suite sur la compétitivité européenne, l'évolution de la stratégie de l'Union en termes de dépenses et le besoin de trouver de nouvelles ressources propres.

Pour Johannes Hahn, comme pour de nombreux panélistes, la priorité numéro un pour le futur budget de l'UE devra être la sécurité et la défense.

« Nous devons sortir de notre zone de confort, car nous ne pouvons plus laisser la sécurité européenne en grande partie entre les mains des États-Unis », a déclaré le commissaire, soulignant que l'UE devait s'efforcer de mettre en place un large éventail de capacités de 'puissance dure' ('hard power'), y compris des investissements « massifs » dans la défense et des achats conjoints d'équipements militaires.

Selon lui, le prochain CFP devra s'articuler autour de trois dimensions clés : les dépenses, les recettes et l'impact. Les examens à mi-parcours, similaires à celui effectué récemment, pourraient encore être nécessaires et devraient donc être intégrés dans la planification en tant qu'instrument régulier, a-t-il insisté.

Quant au vieux principe européen qui veut que le budget de l'UE ne doive pas excéder 1% du revenu national brut, le commissaire estime que c'est une idée révolue, que même les « pays frugaux » devront accepter. Outre les contributions annuelles de chaque État membre, Bruxelles aura besoin de ses « propres recettes » pour financer ses projets géopolitiques.

L'augmentation du nombre d'obligations de l'UE et la prise en charge d'une plus grande partie de la dette commune pourraient constituer un autre aspect clé de cette démarche, a ajouté Johannes Hahn. (Isalia Stieffatre)

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