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Bulletin Quotidien Europe N° 13401
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Invasion Russe de l'Ukraine / DÉfense

Jens Stoltenberg promet que l’Alliance travaille dur pour répondre aux besoins de l’Ukraine

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a expliqué, lundi 29 avril, depuis Kiev, que les Alliés travaillaient dur pour fournir à l’Ukraine les équipements militaires dont elle a besoin, reconnaissant qu’ils n’avaient pas toujours été à la hauteur.

Reconnaissant, lors d’une conférence de presse avec le président Volodymyr Zelensky, que « de graves retards dans le soutien ont eu de graves conséquences sur le champ de bataille », que l'Ukraine était en sous-armement depuis des mois et que la Russie avait réussi à avancer sur la ligne de front, M. Stoltenberg a estimé qu'il n'était « pas trop tard pour que l’Ukraine prenne le dessus ».

« Davantage de soutien est en route (…) Les Alliés ont accepté d’intensifier notre soutien. C’est pourquoi nous travaillons dur pour répondre aux besoins urgents de l’Ukraine », a-t-il expliqué. 

Le secrétaire général a promis que l’OTAN travaillait pour garantir que les Alliés fournissent davantage de défense aérienne à l'Ukraine. Il a précisé que l’Alliance se concentrait sur les Patriot, mais aussi les autres systèmes existants et sur la nécessité de remettre à neuf les systèmes existants, de les réapprovisionner et de garantir que les systèmes déjà livrés fonctionnent comme ils le devraient et qu'il y ait suffisamment de munitions.

« L'efficacité de l'approvisionnement signifie littéralement la stabilisation du front. Artillerie de calibre 155, armes à longue portée et défense antiaérienne (…) C'est ce que possèdent les partenaires et ce qui devrait maintenant fonctionner ici en Ukraine pour détruire les ambitions terroristes russes », a estimé M. Zelensky. Selon lui, l'armée russe se prépare à de nouvelles opérations offensives et, avec ses Alliés, l’Ukraine doit perturber l'offensive russe.

Le président ukrainien a annoncé que son pays avait déjà reçu des équipements à la suite du vote du Congrès, tout en expliquant qu’il n’avait pas obtenu tout ce dont le pays avait besoin pour équiper ses brigades. Il a précisé que les capacités des forces armées ukrainiennes, la prise d’initiative et le déploiement de contre-offensives dépendaient de trois conditions : le soutien financier bilatéral, les livraisons d’armes en temps opportun et ce qui sera livré à l’Ukraine à long terme, et enfin, ce qui peut être obtenu avec les fonds fournis à l’Ukraine.

Le secrétaire général et le président ont également discuté des préparatifs du sommet de l'OTAN en juillet, sommet auquel devrait participer M. Zelensky. Ce dernier a souhaité que son pays reçoive une invitation à adhérer à l’OTAN lors du sommet. « Il se peut que cela devienne ou non un moment de force pour l'Alliance. C'est là que sera décidé si l'ennemi de l'Alliance (la Russie, NDLR) pourra opposer son veto au renforcement de l'OTAN », a souligné M. Zelensky.

Mais le secrétaire général a douché les espoirs ukrainiens. Tout en estimant que la « place légitime » de l’Ukraine était au sein de l’OTAN et qu’elle deviendrait membre de l’Alliance, M. Stoltenberg a expliqué qu’une invitation nécessitait une unanimité des 32 Alliés. « Je ne m'attends pas à ce que nous obtenions cet accord d'ici le sommet de juillet », a-t-il reconnu. (Camille-Cerise Gessant)

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