login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13397
Sommaire Publication complète Par article 24 / 43
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

La Commission européenne réaffirme son soutien au développement de l’énergie de fusion pour répondre aux objectifs climatiques de l’UE

Lors d’un évènement de la Commission européenne consacré à l’énergie de fusion, mardi 23 avril à Strasbourg, la commissaire européenne à l’Énergie, Kadri Simson, et le vice-président exécutif, Maroš Šefčovič, ont salué et reconnu une nouvelle fois que, pour la Commission européenne, cette technologie émergente était l’une des plus prometteuses pour réaliser les objectifs de décarbonation de l’UE.

« Il s'agit d'une nouvelle source d'énergie sans carbone susceptible de devenir un élément important du futur bouquet énergétique », a déclaré Mme Simson lors d'un discours d’introduction.

Elle a indiqué qu’au niveau de l’UE, le projet ITER, le réacteur thermonucléaire expérimental international, restait le projet phare de fusion le plus important au niveau mondial, visant à démontrer la faisabilité scientifique et technologique de l’énergie de fusion à l’échelle d’un réacteur.

« Les critiques diront qu'ITER est toujours tourné vers l'avenir, mais il est également important de rappeler qu'ITER est utile aujourd'hui, car de nombreuses technologies dérivées trouvent des applications dans la société d'aujourd'hui », a expliqué Massimo Garribba, directeur de l'énergie nucléaire, de la sûreté et d'ITER à la DG Énergie de la Commission européenne.

La commissaire Simson a toutefois estimé que la finalisation du projet ITER ne suffisait pas et que la coopération internationale devait être renforcée pour développer l’énergie de fusion. Un exemple récent est le partenariat entre l’UE et le Japon dans le cadre d’un accord (‘Broader Approach agreement’), qui a conduit au dispositif de fusion JT60-SA au Japon (EUROPE 13305/12).

Mme Simson est également revenue sur le rôle de l’industrie et des start-up, dont « l’expérience directe peut contribuer à améliorer la technologie et à nous rapprocher de l'objectif ultime des centrales à fusion ».

Le vice-président Šefčovic a mis en avant, lui aussi, l'importance de la collaboration entre le secteur public et le secteur privé, puisque « l'argent public ne suffira jamais à lui seul ; il doit être accompagné du volume nécessaire de financement privé ».

Enfin, il a rappelé la nécessité de soutenir les activités de formation de la main-d'œuvre et d'élaborer un cadre réglementaire pour garantir un niveau élevé de sécurité des installations de fusion. 

Afin de rendre l'environnement réglementaire plus prévisible pour développer des investissements, il a notamment avancé l'idée de mettre en place un groupe de travail sur les questions réglementaires entre l'UE, les États-Unis, plusieurs États membres concernés ainsi que le secteur privé et les institutions financières. (Pauline Denys)

Sommaire

PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
SOCIAL - EMPLOI
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
Invasion Russe de l'Ukraine
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES