Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé de la Belgique, a déclaré, mardi 23 avril à Bruxelles, avant la réunion informelle des ministres de la Santé de l'UE, qu’il fallait voir si la directive 2005/36 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles était adaptée aux défis du personnel de santé (EUROPE 13396/7).
Les ministres ont évoqué les défis à relever par ce secteur et les mesures possibles au niveau national et de l'UE.
Frank Vandenbroucke a cité parmi les défis le vieillissement de la main-d'œuvre et l’émergence de nouvelles technologies. « La question est de savoir si ce cadre (la directive de 2005) est à la hauteur des défis de demain ». Il a défendu le besoin de parvenir au niveau européen à une « approche commune ».
La ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez, a énuméré les initiatives dans son pays pour pourvoir les postes de soins primaires « et essayer de faire en sorte qu'il n'y ait plus de postes vacants ». Au niveau européen, « il est possible de faire un bon diagnostic de ce que nous faisons avec nos professionnels, des moyens de motiver les connaissances et de retenir les talents », a-t-elle dit ensuite. « Nous avons mis sur la table, par exemple, la question des gardes de 24 heures, que nous estimons anachroniques. Il y a déjà des pays de l'UE qui ont renoncé à ces gardes et nous devons nous en inspirer », a-t-elle conclu.
Les ministres discuteront mercredi de l'approvisionnement en médicaments au sein de l'UE. (Lionel Changeur)