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Bulletin Quotidien Europe N° 13332
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Les ministres européens vont débattre le 23 janvier de l’Ukraine, de l’avenir de l’agriculture et des grands carnivores

Pour leur première réunion du semestre sous Présidence belge du Conseil de l’UE, mardi 23 janvier à Bruxelles, les ministres de l’Agriculture des pays de l’UE vont débattre notamment des effets des importations ukrainiennes alors que la Commission européenne prépare une prolongation des mesures commerciales autonomes.

Les autres sujets à l’agenda sont notamment le lancement du dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture de l’UE, le programme de travail de la Présidence belge, présenté par le ministre David Clarinval (dont les thèmes : politique agricole commune post-2027, directives 'petit-déjeuner', nouvelles techniques génomiques, utilisation durable des pesticides, semences, bien-être animal...), le statut de protection des grands carnivores ou encore le sujet controversé de la viande de synthèse.

Commerce. Le traditionnel débat sur les questions commerciales liées à l’agriculture devrait une nouvelle fois se focaliser sur le sujet ukrainien. Alors que des manifestations agricoles ont lieu dans plusieurs États membres, les ministres de l’Agriculture devraient donner leur avis sur la proposition attendue de la Commission européenne sur la prolongation des mesures commerciales autonomes en faveur de l’Ukraine. Selon toute vraisemblance, les États membres devraient rappeler une nouvelle fois leur soutien à l’Ukraine tout en évoquant le besoin d’informations plus détaillées sur les importations et la nécessité de définir des solutions à moyen et long terme.

À ce titre, les cinq États membres d’Europe orientale (la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie) qui ont récemment écrit à la Commission européenne devraient demander la mise en place de contingents tarifaires pour les importations ukrainiennes de produits sensibles.

Dans une note (https://aeur.eu/f/agu ) en vue du Conseil, la Pologne suggère, dans le cas de la viande de volaille, des œufs et du sucre, « d'exclure ces produits de la libéralisation tarifaire totale ». 

En outre, la Lettonie évoquera (https://aeur.eu/f/agv ) les importations agroalimentaires en provenance de la Russie. La Lettonie estime que l’UE a le devoir moral de mettre un terme aux échanges commerciaux susceptibles de contribuer directement ou indirectement à la capacité de la Russie à poursuivre la guerre contre l’Ukraine.

Dialogue stratégique. Les ministres auront un premier échange concernant le dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture, qui sera lancé jeudi 25 janvier (voir autre nouvelle). Maroš Šefčovič, vice-président de la Commission européenne, fournira au Conseil des informations supplémentaires sur l'organisation du dialogue stratégique. 

Les ministres auront en outre un débat sur la proposition concernant un cadre de surveillance des forêts (https://aeur.eu/f/agt ).

Loup. La Présidence belge du Conseil de l’UE n'a pas encore prévu d'étapes précises sur l'examen de la proposition de la Commission visant à adapter le statut de protection du loup pour permettre aux États membres d’avoir recours à des mesures de gestion des populations plus souples. Un groupe de travail du Conseil 'Environnement' va néanmoins commencer à étudier le dossier. « La date pour décider est fin 2024 », a indiqué le 19 janvier une source européenne. Le Conseil 'Environnement' est compétent sur ce dossier. 

Lors de ce Conseil 'Agriculture', la délégation finlandaise, soutenue par l’Autriche, la République tchèque, la Grèce, l’Italie, la Lettonie, la Roumanie, la Slovaquie et la Suède, présentera un document (https://aeur.eu/f/agx ) saluant chaleureusement la proposition de la Commission sur le statut du loup (EUROPE 13318/6). Ces pays demandent même à la Commission d’aller plus loin en identifiant les grandes populations de carnivores (ours brun et lynx) qui se trouvent dans un état de conservation favorable, permettant ainsi un statut de protection adapté en conséquence. 

Viande cellulaire. L’Autriche (soutenue notamment par la France et l'Italie) présentera un document (https://aeur.eu/f/agw ) insistant sur le rôle de la PAC dans la sauvegarde de la production alimentaire de haute qualité. L’occasion pour elle d’exprimer sa réticence envers la production de viande cellulaire.

Autres points à l’ordre du jour : à la demande du Portugal, un échange de vues aura lieu sur l’initiative sur la résilience en eau et les Pays-Bas insisteront une nouvelle fois sur l’intérêt des engrais RENURE issus d’effluents d’élevage traités. (Lionel Changeur)

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