L’Union européenne a adopté par procédure écrite, vendredi 19 janvier, un nouveau cadre de mesures restrictives à l’encontre de « ceux qui soutiennent, facilitent ou permettent des actions violentes du Hamas et du Jihad islamique palestinien ».
Selon le Conseil, ce soutien peut être matériel ou financier. Avec ce régime, l'UE peut également cibler ceux qui participent à la planification, la préparation ou l’activation d’actions violentes du Hamas ou du Jihad islamique palestinien.
De plus, des personnes, groupes, entités et organismes pourraient être répertoriés pour des activités telles que : - la fourniture, la vente ou le transfert d'armes et de matériel connexe aux deux organisations terroristes ; - le soutien à des actions qui compromettent ou menacent la stabilité ou la sécurité d'Israël en collaboration avec le Hamas et le JIP ; - être impliqué dans de graves violations du droit international humanitaire ou du droit des droits de l'homme ; - inciter ou provoquer publiquement des actions violentes de la part des deux organisations.
L’UE a décidé de sanctionner six personnes. Il s’agit de : Musa Dudin, un agent de haut rang du Hamas et membre du bureau politique de l'organisation ; Abdelbasit Elhassan Mohamed Khair Hamza, bailleur de fonds du Hamas établi au Soudan, qui gère des sociétés du portefeuille d’investissements de l'organisation terroriste ; Aiman Ahmad Al-Duwaik, autre bailleur de fonds du Hamas établi en Algérie, qui contribue à la gestion du portefeuille d’investissements de l’organisation à l’étranger.
Nabil Khaled Halil Chouman, propriétaire de Shuman for Currency Exchange SARL, dont le siège est au Liban, et qui a été utilisée pour blanchir des capitaux et les transférer au Hamas, y compris à partir de l’Iran, et son fils, Khaled Chouman, qui travaille en tant que changeur dans l’entreprise, ainsi que le Libanais Rida Al Khamis, impliqué dans des opérations de change permettant le blanchiment de capitaux et leur transfert au Hamas, notamment par l’intermédiaire des sociétés Shuman for Currency Exchange SARL et Al-Wasata SARL, sont aussi sanctionnés.
Selon le Conseil, ces personnes sont soumises à un gel de leurs avoirs et à une interdiction de voyager. Il est interdit de leur fournir des fonds ou des ressources économiques, directement ou indirectement, ou à leur profit.
Le nouveau régime complète également les mesures restrictives précédemment adoptées à l’encontre du Hamas et du JIP dans le cadre de la 'liste terroriste de l’UE'.
Voir les actes juridiques : https://aeur.eu/f/ahg ; https://aeur.eu/f/ahk (Camille-Cerise Gessant)