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Bulletin Quotidien Europe N° 13281
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Bce

Positive Money Europe estime que la politique restrictive de la BCE affecte de manière disproportionnée les acteurs de la transition énergétique

L’organisation non gouvernementale Positive Money Europe a salué, jeudi 26 octobre, la décision du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) de ne pas procéder à une nouvelle hausse des taux directeurs et de les maintenir aux niveaux décidés lors de sa réunion de politique monétaire du 14 septembre (EUROPE 13250/1), soit 4% pour le taux de la facilité de dépôt, 4,5% pour le taux des opérations principales de refinancement et 4,75% pour le taux de la facilité de prêt marginal.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, avait cependant souligné, à la suite de la réunion du Conseil des Gouverneurs, le 26 octobre, que cette pause ne signifiait pas que le Conseil des Gouverneurs ne procéderait pas à de nouvelles hausses lors de futures décisions de politique monétaire. Le processus de décision reste fidèle à l'approche réunion par réunion et basée sur les données (EUROPE 13280/8).

Jordi Schröder Bosch, chercheur à Positive Money Europe, estime que la décision de la BCE de marquer une pause intervenait trop tard.

En particulier, Positive Money Europe estime que la politique restrictive entamée par la BCE favorise les profits des banques, mais pénalise la transition verte. Pour l’ONG, la hausse des taux des prêts proposés par les banques, qui répercutent sur les ménages et les entreprises la hausse des taux auxquels elles-mêmes empruntent, freine les investissements dans la transition verte, notamment dans le secteur de l’efficacité énergétique et le secteur des énergies renouvelables, et affecte de manière disproportionnée les entreprises vertes. Ceci, pour l'association, va à l'encontre du test de résistance au changement climatique de la BCE.

L’ONG estime que la BCE devrait envisager de ne pas appliquer une politique monétaire restrictive unique à tous les secteurs et de différencier son approche pour le secteur vert. (Émilie Vanderhulst)

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