L'approche de la COP28 a vu l'organisation de consultations ministérielles en marge de la 78e édition de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Ces consultations avaient pour objectif de « renforcer l'engagement politique » en vue du sommet de décembre à Dubaï. Vendredi 22 septembre, une réunion s'est penchée sur la mise en œuvre du fonds pour les pertes et les dommages, adopté un an auparavant à Charm el-Cheikh lors de la COP27. Ce fonds vise à financer les pertes et dommages liés au changement climatique.
Le vice-président de la Commission européenne en charge du 'Pacte vert européen', Maroš Šefčovič, a partagé la position de l'UE sur ce fonds et ses modalités de financement. Salué comme une avancée majeure lors de la COP27, le fonds vise à répondre aux pertes et dommages liés aux impacts climatiques.
M. Šefčovič a souligné l'importance cruciale du financement, notamment pour les pays en développement les plus touchés par le changement climatique. Il a insisté sur la nécessité d'un financement prévisible et adéquat, reconnaissant une préoccupation universelle.
L'UE a particulièrement mis l'accent sur les pays les plus vulnérables, comme les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement. Pour Maroš Šefčovič, le fonds doit non seulement combler une lacune évidente, mais aussi ajouter de la valeur à l'éventail des dispositifs financiers existants. Il a plaidé pour que le fonds attire des contributions variées : gouvernements, philanthropes et secteur privé.
La veille, le 21 septembre, une rencontre a eu lieu entre le président désigné de la COP28, le Sultan Al Jaber, et M. Šefčovič. Leur discussion a porté sur la contribution de l'UE au financement climatique et la coopération en vue de la COP28. « Je salue le Dr. Sultan Al Jaber pour ses efforts visant à rendre la COP28 véritablement révolutionnaire », a déclaré le vice-président Šefčovič sur le réseau X (anciennement Twitter).
De plus, M. Šefčovič a insisté sur l'importance d'un premier bilan mondial pour établir une feuille de route en vue de l'Accord de Paris. Il a appelé à des actions concrètes pour limiter le réchauffement à 1,5°C, soulignant la nécessité urgente d'une transition énergétique globale, d'une amélioration de l'efficacité énergétique et d'une réduction significative des émissions de méthane.
Bien que la Commission européenne soit déterminée à jouer un rôle central dans la mise en œuvre de solutions financières contre le changement climatique, M. Šefčovič a rappelé l'importance que tous les pays, en particulier les plus grands émetteurs, s'engagent activement pour un futur durable. (Nithya Paquiry)