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Bulletin Quotidien Europe N° 13256
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ACTION EXTÉRIEURE / Onu

Charles Michel annonce l’organisation d’un sommet entre les organisations régionales et l’ONU

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a annoncé, jeudi 21 septembre, dans son discours à l’Assemblée générale des Nations Unies, qu’il allait prendre « prochainement l'initiative d'un sommet institutionnel entre l'Union européenne, l'Union africaine, la CELAC, l'ANASE et le Secrétaire général des Nations unies ».

Selon lui, « il s'agira de réfléchir à la manière dont nos organisations peuvent agir ensemble pour renforcer le système multilatéral, dans le cadre des Nations unies et dans les autres enceintes internationales ».

À la tribune, le président du Conseil européen a en effet plaidé, dans le cadre de la réforme des Nations Unies, pour un rôle plus important des organisations régionales et continentales. Selon lui, ces organisations reflètent un « nouveau niveau de légitimité » dans les enceintes internationales et multilatérales, elles exercent une influence croissante sur la scène multilatérale et apportent une contribution essentielle à la stabilité. « Leur rôle dans le système multilatéral doit s'accroître », a expliqué le président du Conseil européen.

M. Michel a estimé que les Nations unies gagneraient en légitimité et en efficacité si elles accordaient une place aux organisations régionales. Selon lui, cela encouragerait ces organisations à coopérer davantage et mieux entre elles et leur « influence stabilisatrice » serait encore renforcée dans le cadre de la coopération multilatérale.

M. Michel s’est également plaint de la représentativité du Conseil de sécurité, qui ne « reflète pas le monde d’aujourd’hui », ajoutant que 60 pays n’y avaient jamais siégé. « Pouvoir et légitimité vont de pair. Le manque de représentativité du Conseil de sécurité sape sa légitimité », a-t-il expliqué, estimant que l’augmentation du nombre de membres permanents du Conseil de sécurité était « inévitable ».

Le président du Conseil européen a également appelé à revoir le droit de veto, expliquant que, dans sa forme actuelle, il était sujet à des abus et rendait le Conseil de sécurité « impuissant ». « Nous devrions mettre en place un mécanisme qui combine la prise de décision à la majorité avec une utilisation modérée et flexible du droit de veto », a-t-il dévoilé.

Rappelant que la Charte prévoyait qu'un membre du Conseil de sécurité doit s'abstenir de voter lorsqu'il fait l'objet d'un vote, M. Michel a appelé les autres membres du Conseil à invoquer cette clause lorsque cela pourrait impliquer la Russie.

Voir le discours de Charles Michel : https://aeur.eu/f/8p3 (Camille-Cerise Gessant)

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