La Commission européenne a répondu, mardi 25 juillet, à l'appel lancé par l'initiative citoyenne européenne 'Save Cruelty-free Cosmetics - Commit to a Europe without Animal Testing´ ('Sauvez les cosmétiques sans cruauté - Engagez-vous pour une Europe sans expérimentation animale').
Cette initiative avait pour but d’attirer l'attention sur les préoccupations majeures des citoyens européens quant à l'utilisation d'animaux à des fins d'expérimentation.
La Commission a salué cette mobilisation et a rappelé le rôle de premier plan joué par l'UE dans l'amélioration du bien-être des animaux. L'interdiction totale de l'expérimentation animale pour les produits cosmétiques en 2013 est un exemple de cette avancée significative.
Dans le cadre de sa réponse, la Commission a annoncé une nouvelle feuille de route comprenant des actions législatives et non législatives visant à réduire davantage l'expérimentation animale.
L'objectif ultime est de parvenir à un système réglementaire sans expérimentation sur les animaux dans le cadre de la législation sur les produits chimiques, y compris REACH, le règlement sur les produits biocides, le règlement sur les produits phytopharmaceutiques ainsi que les médicaments à usage humain et vétérinaire.
La Commission continuera également de soutenir activement la recherche sur les alternatives à l'expérimentation animale.
Et pour cause, la protection et le renforcement de l'interdiction de l'expérimentation animale pour les produits cosmétiques figurent parmi les priorités de la Commission. Bien que l'interdiction de la mise sur le marché de produits cosmétiques testés sur des animaux soit déjà en vigueur, la Commission examine actuellement la question des tests de sécurité requis pour évaluer les risques que présentent les produits chimiques pour les travailleurs et l'environnement. Des modifications législatives pourraient être envisagées en fonction des résultats de cette évaluation.
La Commission est résolue à apporter un financement approprié. Par ailleurs, l'exploration de la coordination des activités entre les États membres et les autorités nationales ainsi que la mise en place d'ateliers exploratoires et le soutien à de nouvelles initiatives de formation pour les scientifiques en début de carrière sont des pistes privilégiées. (Nithya Paquiry)