Interrogé par EUROPE, un porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a souligné, mardi 25 juillet, les préoccupations de l’UE concernant le vote sur la réforme judiciaire à la Knesset israélienne, la veille.
Une disposition vise à annuler la possibilité pour le pouvoir judiciaire de se prononcer sur 'le caractère raisonnable' des décisions du gouvernement. Les députés de la coalition ont voté le texte alors que l’opposition a boycotté le vote.
« L'UE craint que cette loi limite la capacité de la Cour suprême à procéder à des contrôles judiciaires des décisions du gouvernement et qu'elle affaiblisse ainsi son rôle et le contrôle judiciaire », a expliqué le porte-parole.
Estimant que les débats et les manifestations en cours montraient qu'une grande partie de la population israélienne était également préoccupée par les réformes et qu'Israël était une « démocratie dynamique », le porte-parole a précisé que l’UE espérait qu'il était encore possible de parvenir à un compromis que tous les citoyens et partis politiques israéliens pourront accepter.
Depuis plusieurs mois, des milliers d’Israéliens manifestent régulièrement contre cette réforme (EUROPE 13141/15).
« Les relations entre l'UE et Israël reposent sur des valeurs communes telles que la démocratie, l'État de droit, y compris un système judiciaire indépendant, et les droits de l'homme, qui sont des éléments essentiels de notre partenariat. Il est important que ces valeurs soient préservées », a rappelé le porte-parole. (Camille-Cerise Gessant)