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Bulletin Quotidien Europe N° 13144
POLITIQUES SECTORIELLES / Ogm

OGM nouvelle génération, l'Autriche, soutenue par 8 pays, demande l'application du principe de précaution

L’Autriche, par le biais de sa ministre de l’Environnement, Leonore Gewessler, a de nouveau donné de la voix, jeudi 16 mars, au Conseil 'Environnement' de l’UE, pour exprimer ses préoccupations concernant la sécurité des OGM de nouvelle génération ou plantes issues ‘des nouvelles techniques génomiques’ (NGT en anglais), reprochant à la Commission de fonder son approche « sur des hypothèses » plutôt que sur une évaluation scientifique approfondie des risques pour l'environnement et pour la santé.

En amont de la proposition de la Commission, attendue le 7 juin, elle a demandé à la Présidence du Conseil d'envisager la création d'un groupe de travail ad hoc pour les prochaines discussions au niveau du Conseil en impliquant tous les domaines concernés (environnement, santé et agriculture) (EUROPE 13142/21).

 Les délégations qui ont pris la parole pour soutenir l'Autriche (Chypre, Hongrie, Luxembourg Allemagne, Slovaquie, Estonie, Slovénie, Belgique), ont toutes demandé l'application du principe de précaution, comme l'avaient fait les ministres de l'Environnement en décembre 2021 (EUROPE 12858/16).

A contrario, les Pays-Bas et le Danemark sont intervenus pour dire leur soutien à la Commission, convaincus que la directive 2001/18/CE (dissémination volontaire d'OGM dans l'environnement), qui régit l'autorisation des OGM en imposant leur évaluation et des exigences d'étiquetage et de traçabilité, n'est plus adéquate.

Le commissaire à l'Environnment, Virginijus Sinkevičius, a répondu que ce dossier avait fait l’objet d’un processus de consultation « inclusif et complet » dès 2021 - processus qui a alimenté les études d'impact. Il a assuré que « la sécurité reste au cœur de notre politique alimentaire » et que « les mesures à venir reposeront sur les diverses données scientifiques disponibles ».

Dans un communiqué, l'ONG environnementale Friends of the Earth Europe a salué la fronde ministérielle. « Nous demandons à la Commission d'écouter les préoccupations des ministres et des 400 000 citoyens européens qui ont demandé à conserver leur droit de choisir ce qu'ils mangent et ce qu'ils cultivent », a-t-elle déclaré. (Aminata Niang)

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