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Bulletin Quotidien Europe N° 13138
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Un an de stratégie REPowerEU - résultats encourageants, mais prudence sur la sécurité d’approvisionnement énergétique à l’avenir, selon Kadri Simson

Un an après la mise en œuvre de la stratégie REPowerEU, la commissaire européenne à l’Énergie, Kadri Simson, accompagnée du directeur général de l’Agence internationale de l'énergie (IEA), Fatih Birol, est revenue sur les conséquences de la réponse européenne à l’invasion russe en Ukraine sur le marché de l’énergie, lors d'une réunion de la commission de l’industrie, la recherche et l’énergie (ITRE) du Parlement européen, jeudi 9 mars.

La commissaire a énoncé les quelques avancées et réalisations de l’année 2022, à la suite des mesures prises pour réduire la dépendance de l’Europe à l'égard des combustibles fossiles russes. Elle s’est notamment félicitée de la réduction de la consommation de gaz de 19% entre août 2022 et janvier 2023 contre les 15% attendus, des réductions d’émissions de carbone de 2,5%, du lancement de la plateforme énergétique de l'UE, de l’introduction du mécanisme de correction des prix sur le marché du gaz TTF, mais également du déploiement des énergies renouvelables (39% de l’électricité produite en 2022).

Tout comme quelques membres de la commission ITRE invités à s’exprimer, Kadri Simson a insisté sur la finalisation de la révision de la directive sur les énergies renouvelables (EUROPE 13136/2), leur développement étant devenu, pour beaucoup, une priorité en matière de sécurité d'approvisionnement. La question de la définition et du développement de l’hydrogène vert, en particulier, a suscité des questionnements. À ce propos, Fatih Birol a tenu à mettre en garde : « L’hydrogène n’est pas la solution miracle pour aujourd’hui. La demande va grandir dans le futur, de façon accrue, mais il ne faut pas penser que l’hydrogène va résoudre nos problèmes à court ou moyen terme ».

En ce qui concerne les inquiétudes liées au remplissage des stocks de gaz pour l’hiver prochain, Kadri Simson se veut, dans un premier temps, rassurante : « Nous avons rempli nos stocks à 95% en novembre de l'année dernière. Aujourd'hui, nous en avons encore environ 57%. Cela représente plus du double du niveau de stockage souterrain de l'année dernière ».

Mais, elle concède que de nombreuses incertitudes persistent et qu’il faut maintenir « un équilibre sain et prudent entre l'offre et la demande ». Elle proposera donc une prolongation de la réduction volontaire de la demande de 15% aux États membres jusqu’à l’année prochaine, afin d’assurer un niveau de remplissage suffisant d'ici novembre.

Face aux résultats encourageants de l’année dernière, Fatih Birol met, lui aussi, en garde contre un excès de confiance : « Un autre hiver se profile cette année. La situation sera plus difficile que l’hiver dernier ». L’Europe a, effectivement, bénéficié d'un hiver doux et de la baisse des importations de gaz naturel liquéfié de la Chine. Aujourd'hui, tous les signes indiquent que la situation économique chinoise se rétablit et que le pays augmentera ses importations, accentuant davantage la concurrence sur le marché mondial du GNL. (Pauline Denys)

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