Les ambassadeurs des États membres auprès de l'Union européenne (Coreper) ont accueilli plutôt favorablement, mercredi 8 mars, les propositions de la Présidence suédoise du Conseil de l'UE destinées à rapprocher la position des États membres de celles des eurodéputés afin de parvenir rapidement à un accord interinstitutionnel sur la réforme du statut des partis politiques européens et de leurs fondations (EUROPE 13135/25, 13134/18).
La Présidence suédoise bénéficiera « probablement » d'un nouveau mandat d'ici la semaine prochaine, a indiqué une source diplomatique à EUROPE, jeudi 9 mars.
Ce mandat réviserait notamment le champ d'application du texte législatif en acceptant que des partis politiques de pays hors UE deviennent des membres associés aux partis européens, s'ils proviennent des pays de l'AELE, d'anciens États membres, de pays candidats à l'adhésion à l'UE ou de pays autorisés à utiliser l'euro comme monnaie officielle. Le Kosovo pourrait aussi être inclus dans le champ d'application, conformément aux demandes de plusieurs États membres.
Mercredi, plusieurs délégations nationales ont insisté pour que les partis politiques de pays tiers ne soient autorisés à prendre part à aucune décision du parti européen dont ils deviendraient membres associés. Les autorités suédoises proposaient d'interdire à ces partis la possibilité de bloquer une décision de la majorité des membres d'un parti européen, et de les écarter de toute décision revêtant une importance stratégique pour l'Union européenne.
La Présidence suédoise va modifier sa proposition de mandat en tenant compte des positions exprimées avant de solliciter à nouveau les États membres. Elle juge la voie étroite pour trouver un accord avec le Parlement européen, tant les positions des deux institutions colégislatrices sont éloignées. (Mathieu Bion)