Près de 50 eurodéputés de plusieurs groupes politiques et nationalités ont réclamé, lundi 13 février, une révision de la directive sur le miel, afin de rassurer les consommateurs, lutter contre la fraude et la falsification et limiter la concurrence déloyale à laquelle les apiculteurs de l’UE sont confrontés.
Lors du dernier Conseil 'Agriculture', les ministres de l’UE, dans leur grande majorité, s'étaient une nouvelle fois prononcés, le 30 janvier, pour un étiquetage plus précis, imposant d’indiquer les pays exacts de production et la part de chacune de ces origines dans les mélanges de miel. La Slovénie a critiqué le miel importé de pays tiers utilisé dans les mélanges de miel, qui est souvent nettement moins cher que le miel produit dans l’UE (EUROPE 13112/13).
Les eurodéputés en question, dont Irène Tolleret (Renew Europe, française) et Isabel Carvalhais (S&D, portugaise), ont écrit au commissaire à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, pour demander, s’agissant du miel importé de pays tiers, « l’obligation d’indiquer sur les étiquettes chaque pays d’origine, par ordre décroissant, et sa part respective de miel » pour guider les consommateurs dans leurs choix et améliorer la valeur ajoutée des miels européens sur le marché.
La proposition de révision de la 'directive miel' devrait être adoptée par la Commission en mars 2023.
Lien vers la lettre des eurodéputés (en anglais) : https://aeur.eu/f/5b5 (Lionel Changeur)