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Bulletin Quotidien Europe N° 13117
POLITIQUES SECTORIELLES / Recherche

Les ministres européens s'accordent pour avancer sur les aspects numériques des infrastructures de recherche et sur l'édition scientifique

Les ministres de la Recherche des États membres de l'UE étaient réunis à Stockholm, mercredi 8 février, pour une réunion informelle autour de deux débats politiques : la composante numérique des infrastructures de recherche et la publication scientifique.

Le ministre suédois de l’Éducation et de la Recherche, Mats Persson, a souligné que la concurrence internationale en matière de recherche et innovation était forte : d’autres pays investissent dans la recherche et sont engagés dans une course pour attirer les talents.

Le ministre Persson a ajouté que les infrastructures de recherche étaient une composante importante de la recherche et que l’Europe avait beaucoup investi dans ces infrastructures dans les dernières années.

Les ministres souhaitent optimiser l’usage des données générées par les infrastructures de recherche dans le but d’améliorer la compétitivité européenne. Le ministre a affirmé qu’il y avait des marges d’amélioration en ce qui concerne le partage des données pour permettre des avancées scientifiques rapides et des bénéfices sociaux pour tous.

La commissaire européenne à l'Innovation, la Recherche, la Culture, l'Éducation et la Jeunesse, Mariya Gabriel, souhaite que les données soient « FAIR » (faciles à trouver, accessibles, interopérables et réutilisables) dès leur création et que leur usage puisse être étendu aux non spécialistes, aux autorités publiques et aux opérateurs privés. La commissaire a souligné que l’accès aux infrastructures de recherche et aux données ouvertes était encouragé par le biais du programme Horizon Europe et facilité par l’European Open Science Cloud.

Pour s’assurer que les cadres législatif et réglementaire européens sur les droits d'auteur et les données soient adaptés aux besoins actuels, la commissaire a annoncé que la Commission européenne finalisait l’identification des barrières, des impacts et des actions possibles.

Enfin, la commissaire s’est réjouie que 400 organisations aient déjà signé l’Accord sur la révision de l’évaluation de la recherche.

Radka Wildova, directrice générale au ministère tchèque de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports, a souligné que l’intérêt pour les infrastructures de recherche était une priorité commune, notamment du trio des présidences du Conseil de l’Union européenne.

Pour Mme Wildova, la numérisation des infrastructures de recherche et la question des données numériques de recherche sont des dossiers étroitement liés à des politiques stratégiques de l’UE pour la transition numérique.

Selon elle, la pandémie de Covid-19 a montré combien il était fondamental d’intensifier les efforts européens de partage et de communication lorsqu’il s’agit de capacités de recherche et d'innovation pour l'ensemble des disciplines scientifiques dans toute l'UE. Cela permettra d’éviter les doublons, de renforcer la coopération et d'accélérer le renforcement des capacités pour trouver des solutions communes aux défis communs. 

Claire Giry, directrice générale de la Recherche et de l'Innovation au ministère français de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, s’est félicitée de la volonté partagée par les ministres de renforcer la gestion des données, scientifiques en application des principes « FAIR ».

En ce qui concerne le débat sur les publications scientifiques, Mme Wildova a indiqué que les ministres souhaitaient que les résultats de la recherche européenne soient disponibles, accessibles pour assurer la qualité des publications universitaires, et qu'il s'agissait d'une excellente manière de valoriser la recherche et de renforcer les écosystèmes d’innovation.

Mme Giry a souligné qu'il était important que l’Union européenne et les États membres développent leurs capacités en coordination avec tous les acteurs publics et privés afin de tenir compte des défis spécifiques à chaque secteur et des différents modèles économiques de l’édition scientifique.

Elle a rappelé que les conclusions sur l’évaluation de la recherche adoptées sous Présidence française du Conseil de l'UE comportaient un volet dédié à l’approche et aux capacités européennes en matière d’édition scientifique et elle s'est réjouie que les travaux concrets continuent sous Présidence suédoise.

Mats Persson a annoncé que des conclusions du Conseil de l’UE sur la science ouverte devraient intervenir en mai et qu’une déclaration sur les infrastructures de recherche sera publiée à la mi-juin, au moment de la conférence sur le sujet qui sera organisée en Suède. (Émilie Vanderhulst)

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