Le groupe des Socialistes et Démocrates (S&D) a adopté, mercredi 8 février, un document dans lequel sont dressées ses priorités en matière de numérique.
Dans sa prise de position, le S&D appelle tout d’abord à mettre l’accent sur le droit à la déconnexion et la fracture numérique afin que l’UE « comble rapidement » ses lacunes en matière d’accès à Internet ou encore de garanties d'une « utilisation appropriés des services électroniques par tous ».
Pour y parvenir, le groupe recense, dans sa prise de position, 13 domaines d’action sur lesquels les efforts devraient se porter, comme l’éducation numérique, l’égalité hommes-femmes, la fiscalité, la cybersécurité, les données ou encore les infrastructures et la numérisation des soins de santé.
« L'UE doit donner à tous les citoyens les moyens de comprendre et d'utiliser le numérique dans leur vie quotidienne tout en les protégeant des conditions de travail indécentes ou des pratiques numériques déloyales », a commenté le vice-président du S&D, Alex Agius Saliba (maltais).
Le groupe politique souhaite également travailler sur la protection des consommateurs avec un accroissement de la transparence et, notamment, le développement d’une « intelligence artificielle équitable dans l'UE pour les algorithmes et les campagnes politiques en ligne tout autant que lorsqu'il s'agit de garantir la vie privée, la protection des données et d'autres droits fondamentaux ».
Le groupe, précise enfin le document, veut aussi pousser à « s'attaquer de front aux modèles sombres, à la publicité ciblée ou à la désinformation, et à interdire les pratiques de surveillance et de 'scoring social' ».
Voir le document : https://aeur.eu/f/59f (Thomas Mangin)