La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen, Charles Michel, mais aussi les Premiers ministres polonais et danois et la commissaire européenne à l'Énergie, Kadri Simson, ont tous exprimé leur inquiétude après les trois fuites constatées sur les gazoducs Nordstream 1 et 2 entre lundi 26 et mardi 27 septembre.
« Toutes les informations disponibles indiquent que les fuites sont le résultat d'actes délibérés », a déclaré le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, mercredi 28 septembre. Et d'ajouter que « toute perturbation délibérée des infrastructures énergétiques européennes est absolument inacceptable et provoquera une réponse unie et robuste ».
Mme von der Leyen et M. Michel ont insisté sur le besoin de mener une enquête de manière urgente pour déterminer les responsables de ce prétendu sabotage.
Il ne devrait pas y avoir d'impact immédiat sur la sécurité d'approvisionnement de l'UE, d'après Mme Simson.
Les deux gazoducs étaient remplis de gaz, mais n'approvisionnaient pas l'UE. Le flux via Nordstream 1 a été stoppé depuis plusieurs semaines, et l'approvisionnement via Nordstream 2 n'a pas encore commencé.
Les fuites, dont on suspecte qu'elles puissent avoir été causées par des explosions, se sont manifestées alors que le nouveau gazoduc Baltic pipe, reliant la Norvège et la Pologne, vient d'être inauguré (EUROPE 13030/24). (Léa Marchal)