Dans une lettre ouverte de mercredi 7 septembre, l'industrie européenne du bois et l'association professionnelle représentant le secteur privé des forêts tropicales (ATIBT) s'inquiètent d'exigences de diligence raisonnée qui seraient impraticables pour les petits opérateurs, dans la proposition de règlement sur la lutte contre la déforestation importée dans l'UE.
En amont du vote du Parlement européen, prévu le 13 septembre, l'industrie du bois demande aux décideurs politiques de l'UE de « s'abstenir d'introduire de nouvelles exigences juridiques ou technologiques qui n'ont pas été évaluées de manière adéquate d'un point de vue économique, scientifique et de faisabilité ».
En cause : l'introduction d'une exigence de géolocalisation obligatoire qui a été proposée sans évaluation d'impact appropriée et sans consultation des experts forestiers en ce qui concerne l'élaboration de la méthodologie et sa faisabilité, souligne la lettre.
« La collecte des données de géolocalisation des petits propriétaires forestiers implique d'importants défis techniques, logistiques, juridiques et de gouvernance qui dépassent les capacités des parties prenantes responsables », écrivent les signataires.
Ils prônent une approche multipartite impliquant les gouvernements locaux, les acteurs de l'industrie locale, les opérateurs de l'UE, la Commission et les ONG, faute de quoi « les opérateurs ne seront pas en mesure de collecter des informations de géolocalisation fiables pour tracer les informations foncières de la majorité des petits exploitants faisant actuellement partie de leurs chaînes d'approvisionnement », prévient l'industrie du bois.
Lire la lettre : https://aeur.eu/f/2z6 (Aminata Niang)