Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, et le commissaire à l’Élargissement, Olivér Várhelyi, ont appelé la Géorgie, dans la soirée de mardi 6 septembre, à progresser dans ses réformes, en particulier dans les 12 domaines mis en avant par l’UE pour que Tbilissi puisse obtenir son statut de candidat à une adhésion à l’UE.
« Le moment est venu de faire avancer les réformes, de ne pas perdre de temps ou d'énergie dans des divisions internes, mais de travailler ensemble », a prévenu le commissaire, à l’occasion du 7e conseil d’association UE-Géorgie. Il a recommandé à la Géorgie de se concentrer sur la mise en œuvre des 12 priorités définies par l’UE.
« Le renforcement de l'État de droit, la mise en œuvre des réformes nécessaires de la justice pour garantir un système judiciaire indépendant des intérêts extérieurs, l'intensification de la lutte contre la corruption, l'élimination de l'influence excessive des intérêts particuliers dans la vie économique, politique et publique et le renforcement de l'indépendance des médias font bien sûr partie de ces tâches essentielles », a détaillé M. Várhelyi.
Le Premier ministre géorgien, Irakli Garibashvili, a souligné que son pays comprenait que la perspective européenne de son pays venait avec des responsabilités importantes. « La Géorgie est pleinement engagée à mettre en oeuvre les 12 priorités », a-t-il promis, précisant que, dès la décision prise au niveau de l’UE, son pays avait présenté un plan d’action concret avec des échéances.
Au-delà des réformes, le Haut Représentant et le commissaire ont appelé à la lutte contre la polarisation politique. M. Borrell a mis en avant « la responsabilité d'essayer de surmonter la polarisation, de jeter des ponts à travers le spectre politique et de concentrer tous les efforts collectifs de la nation géorgienne pour atteindre l'objectif proclamé d'adhérer à l'Union européenne, ce qui n'est pas seulement l'affaire du gouvernement, mais de l'ensemble du spectre politique et de la société ». Selon lui, le processus d’adhésion doit s’accompagner d'un consensus national et les forces politiques doivent trouver le moyen de travailler ensemble.
Rappelant qu’il avait lancé un processus inclusif rassemblant les groupes politiques, les partis d’opposition, le gouvernement et la société civile, M. Garibashvili a regretté que des partis politiques d’opposition n’eussent pas voulu y participer.
Plus largement, les trois hommes ont passé en revue des sujets importants de coopération, dont la connectivité numérique, énergétique et en termes de transport, le renforcement de la résilience géorgienne, en particulier dans le domaine de la cybersécurité et de la lutte contre la désinformation, ou encore la lutte contre les demandes illégitimes d’asile de la part de citoyens géorgiens.
Le Haut Représentant a également rappelé le soutien de l’UE à l’intégrité territoriale de la Géorgie et que l’Union poursuivait ses efforts à cet égard.
Voir la déclaration commune : https://aeur.eu/f/2z9 (Camille-Cerise Gessant)