login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13012
Sommaire Publication complète Par article 17 / 27
ACTION EXTÉRIEURE / TaÏwan

Les eurodéputés s'interrogent quant à l'attitude de l'UE face à la menace chinoise sur Taïwan

Après un été marqué par une escalade des tensions entre Pékin et l'île de Taïwan, le président de la commission des affaires étrangères au PE, David McAllister, a proposé un débat de dernière minute à propos de Taïwan à ses collègues, jeudi 1er septembre. « Nous ne pouvons pas et ne tolérerons pas une atteinte unilatérale de changer le statu quo et encore moins par la force », a-t-il déclaré en ouvrant la discussion.

Ses collègues ont montré leur inquiétude face aux actions chinoises à l'encontre de leur voisin. Depuis des mois, ils n'ont de cesse de réclamer un resserrement des liens entre l'UE et Taïwan. Au PPE, comme chez les Verts/ALE, les élus appellent à démarrer le travail sur un accord bilatéral d'investissement. « Maintenant que l'accord d'investissement UE-Chine est complètement sorti de l'agenda, je ne vois pas de raisons de retarder l'étude exploratoire sur l'accord bilatéral d'investissement » avec Taïwan, a répété Reinhard Bütikofer (Verts/ALE, allemand), président de la délégation pour les relations avec la Chine au PE. 

Dominic Porter, du Service européen de l'action extérieure (SEAE), a rappelé aux députés qu'un tel accord n'était pas sur la table pour le moment à la Commission.

En ce qui concerne la démarche à suivre pour limiter les tensions dans le détroit de Taïwan, la diplomatie et le dialogue sont de mise, selon lui. Le principe d'une seule Chine doit à tout prix être réaffirmé et, en même temps, « l'UE ne fera pas de compromis s'agissant de promouvoir la paix ».

Comment alors tenter de maintenir la paix dans la région ? M. Porter n'a pas préconisé d'actions précises face à cette question des députés, mais a rappelé maintes fois qu'un dialogue ouvert était nécessaire.

Le même jour, le président français, Emmanuel Macron, a affirmé de son côté que, dans ce contexte, la France n'était pas dans une logique de confrontation avec la Chine dans la région indopacifique. (Léa Marchal)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
Invasion Russe de l'Ukraine
INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
BRÈVES