Le Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, tout comme le groupe des directeurs de la non-prolifération des pays du G7, a regretté, lundi 29 août, dans deux communiqués distincts, l’absence de résultats substantiels lors de la dixième conférence d'examen des parties au traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), en raison du refus de la Russie de se joindre au consensus.
Les 191 pays signataires du TNP, qui étaient réunis depuis le 1er août à New York, n’ont pas réussi, vendredi 26 août, à adopter une déclaration commune, en raison de l’opposition de la Russie pour qui certains paragraphes étaient « éhontément politiques ».
« Dans l'environnement de sécurité difficile actuel, un résultat significatif renforçant les normes existantes, et à travers elles, l'ordre international fondé sur des règles, aurait été plus que jamais nécessaire », a expliqué le Haut Représentant de l’UE. Selon lui, des efforts renouvelés doivent être poursuivis dans le domaine du désarmement, de la non-prolifération et de la maîtrise des armements.
« Par conséquent, nous soulignons la nécessité de mettre en œuvre toutes les obligations découlant du TNP et les engagements pris lors des précédentes conférences d'examen, y compris les progrès concrets vers l'objectif ultime de l'élimination totale des armes nucléaires », a plaidé M. Borrell.
De son côté, le groupe des directeurs de la non-prolifération du G7 a estimé que le refus russe « ne (pouvait) pas être considéré comme un acte de bonne foi ». Selon lui, même si le projet de déclaration n’a pas été adopté, il a été soutenu par tous les autres États parties au TNP et constitue un plan solide pour progresser sur les trois piliers du Traité. (Camille-Cerise Gessant)