Le Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), l’Organisation internationale des migrations (OIM) et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) ont publié, mardi 5 juillet, des recommandations pour créer des alternatives à la détention d’enfants migrants alors que cette pratique existe dans 27 pays européens, dont des États membres.
Dans un communiqué, les trois agences mettent en valeur des expériences alternatives dans plusieurs États membres, comme en Italie et aux Pays-Bas avec des placements d’enfants dans des familles d’accueil ou en Serbie avec un système de garde d’enfants migrants non accompagnés, voire la France ou la Grèce avec des hébergements collectifs pour des mineurs isolés plus âgés.
« La détention a un impact profond et négatif sur la santé et le bien-être des enfants et peut avoir un impact négatif durable sur le développement cognitif des enfants. Le placement en détention est connu pour exacerber la détresse psychologique et les enfants détenus risquent de souffrir de dépression et d'anxiété ainsi que de violences et d'abus, expliquent les trois agences ». Plusieurs pays d'Europe « ont démontré que les alternatives à la détention pour les enfants et les familles peuvent être sûres, dignes et rentables ; nous exhortons tous les États européens à adopter ces approches pour protéger les droits et le bien-être des enfants réfugiés et migrants », explique le UNHCR.
Lien vers les recommandations : https://aeur.eu/f/2hq (Solenn Paulic)