La vice-directrice exécutive de l’Agence Frontex, Aija Kalnaja, a indiqué aux membres de la commission des Libertés civiles du Parlement européen, lundi 30 mai, que le « changement de culture » au sein de l’agence « ne se fera pas en un jour », mais que Frontex ne peut « plus rééditer » la « mauvaise gestion » ayant conduit à la démission de Fabrice Leggeri (EUROPE 12942/1) le 29 avril dernier.
Alors qu’un nouveau directeur exécutif par intérim sera nommé la semaine prochaine, en attendant le remplacement définitif de M. Leggeri, la vice-directrice a aussi insisté sur le fait que les problèmes de réputation de l’agence relatifs aux allégations de refoulements de migrants avaient « traumatisé » certains de ses employés, « qui ne veulent plus venir travailler ».
« On doit changer notre approche, notre façon de travailler », a insisté la directrice adjointe, ajoutant que tout est fait pour accroître la transparence et « partager les informations ».
Il s’agit « de la survie de la gestion des frontières en Europe ; tout ça est bien compris à l’agence ». Le personnel de Frontex « respecte l’État de droit » néanmoins et l’agence doit opérer dans un contexte d’augmentation des violences et de « l’instrumentalisation de la migration », a encore dit Aija Kalnaja, précisant aussi que le partage d’informations sur les activités de l’agence, notamment avec le PE, a ses limites.
« Il faut donner les informations tant qu’elles n’interfèrent pas avec les activités opérationnelles de notre agence », a dit Mme Kalnaja. (Solenn Paulic)