Les ministres de l'Intérieur des pays du sud de l’UE, regroupés dans le 'Med5' (Italie, Grèce, Espagne, Malte et Chypre), se sont réunis lundi 14 février pour discuter du Pacte 'Asile et migration' dans la perspective du Conseil formel 'Affaires intérieures' du 3 mars, lors duquel ils présenteront une position commune.
Ils sont convenus de la « nécessité d'une solidarité européenne concrète envers les pays de première entrée - qui devrait également inclure la volonté, de la part d'une masse critique d'États membres, d'adopter, notamment, un mécanisme de relocalisation prévisible, efficace et rapide », indique un communiqué du ministère grec de la Migration.
« Tous les arrivants en situation irrégulière devraient être éligibles à la relocalisation dans le cadre du mécanisme, avec la coordination de la Commission européenne ».
« Nous avons besoin de résultats clairs, de procédures simples et surtout de points de déclenchement », a ajouté le ministre grec, Notis Mitarachi, estimant que le mécanisme de relocalisation devrait « être déclenché lorsque l'utilisation de la capacité des centres fermés à nos frontières extérieures est supérieure à 50% de la capacité nominale ».
En outre, pour la Grèce, « les contributions alternatives de solidarité financière ou opérationnelle n'ont de sens que si elles compensent entièrement les conséquences de la pression à la frontière extérieure. Et elles ne peuvent pas être acceptées comme un substitut à la relocalisation lorsque les îles deviennent encombrées », a ajouté le ministre. (Solenn Paulic)