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Bulletin Quotidien Europe N° 12862
ACTION EXTÉRIEURE / Ukraine

M. Borrell ne veut pas que les Européens soient laissés de côté dans les discussions sur la sécurité européenne

Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a estimé, mercredi 5 janvier, que les Européens ne devaient pas être laissés de côté dans les discussions sur la sécurité de l’Europe.

M. Borrell s’est rendu dans l’est de l’Ukraine pour apporter le soutien de l’UE au pays alors que des troupes russes sont toujours massées à la frontière ukrainienne.

Pour le Haut Représentant, la Russie et les États-Unis ne sont pas les seuls acteurs à impliquer quand on veut parler de sécurité en Europe. « Les Européens doivent être à la table » des discussions, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse avec le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba. Des responsables américains et russes se retrouveront le 10 janvier pour discuter de la situation, avant une réunion entre l’OTAN et la Russie, le 12.

« Toute discussion sur la sécurité de l’Europe doit inclure l’UE et l’Ukraine », a estimé le Haut Représentant. Et d’insister : « Toute discussion sur l'Ukraine doit impliquer l'Ukraine, tout d'abord. Et parler de sécurité en Europe ne peut se faire sans, non seulement la consultation, mais la participation des Européens ».

M. Borrell a rappelé que ce n’est plus l’« époque de Yalta ». « La délimitation des sphères d’influence des deux grands pouvoirs n’appartient pas à 2022 », a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie européenne a précisé que les Européens étaient en contact avec les États-Unis, l’OTAN, mais aussi des partenaires partageant les mêmes idées que l’UE pour travailler à l’apaisement des tensions et la pleine mise en œuvre des accords de Minsk. Il a aussi rappelé que toute agression militaire de la part de la Russie aurait de sévères conséquences.

De son côté, M. Kuleba a précisé que son pays et l’UE étaient « côte à côte » pour contrecarrer les actions agressives de la Russie, à la fois par la diplomatie et avec des mesures pratiques, citant l’aide de 31 millions d’euros de l’UE aux forces armées de son pays via la 'Facilité européenne pour la Paix' (EUROPE 12845/20).

Plus tôt dans la journée, le ministre français des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, avait souligné « l’importance d’une coordination étroite entre Européens en amont des discussions prévues avec la Russie dans différents formats dans la semaine à venir (EUROPE 12860/14) ainsi que dans la perspective de la réunion informelle » des ministres des Affaires étrangères de l’UE les 13 et 14 janvier.

Selon lui, les Européens ont la responsabilité de contribuer et de participer activement, par des propositions concrètes, à la préparation et à la conduite de ces discussions avec la Russie, qui « mettent en jeu leurs propres intérêts de sécurité ». Les Européens vont poursuivre une coordination étroite entre eux et dans le cadre de la relation transatlantique, a-t-il prévenu. (Camille-Cerise Gessant)

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