La communication de la Commission européenne relative à l’énergie bleue s’est révélée trop optimiste quant à la vitesse de développement de la technologie et aux attentes en termes de soutien supplémentaire des États membres et du secteur privé, souligne une évaluation réalisée par l’institution et publiée mardi 4 janvier.
Visant à réaliser le potentiel de l’énergie océanique dans les mers et les océans européens à l’horizon 2020 et au-delà, cette communication date de 2014 et concerne six différentes ressources énergétiques potentielles dérivées de l’eau de mer : les courants de marée, les courants océaniques, l’amplitude des marées, les vagues, l’énergie thermique des océans et la différence de salinité entre l’eau de mer et l’eau douce.
Selon l’évaluation de la Commission, l’UE a mis en œuvre avec succès les actions de la phase 1 de la communication en mettant en place le Forum sur l’énergie océanique et en soutenant l’adoption de la feuille de route stratégique sur l’énergie océanique.
Les résultats sont en revanche plus mitigés concernant les actions prévues dans la phase 2.
Si des progrès ont été réalisés dans l’élaboration de lignes directrices sectorielles pour la mise en œuvre de la législation pertinente, aucune initiative industrielle européenne n’a été mise en place entre 2014 et 2020, contrairement à ce que prévoyait la communication.
Pour la Commission, l’efficacité de l’intervention de l’UE en faveur du développement de l’énergie des océans « a été affectée négativement par plusieurs facteurs : des échecs retentissants dans le secteur de l’énergie des océans, la compétitivité accrue d’autres formes de technologies d’énergie renouvelable et une compréhension/une sensibilisation plutôt faible en matière d’énergie des océans ».
Ces facteurs « ont eu un impact négatif sur la volonté des États membres et des investisseurs privés de soutenir le secteur », souligne l’évaluation.
Voir l’évaluation : https://bit.ly/3t0FtAn (Damien Genicot)