Le gouvernement français a indiqué, lundi 13 décembre, qu’il allait examiner avec les pêcheurs la « stratégie » à adopter pour les dernières licences de pêche non encore accordées par le Royaume-Uni pour capturer les poissons dans les eaux britanniques.
« Il nous en reste quelques dizaines à obtenir, de l'ordre de 60 », a déclaré le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Clément Beaune, après l'obtention de 23 licences, samedi 11 décembre (EUROPE 12851/5). La Commission européenne a confirmé ces chiffres dans une déclaration (https://bit.ly/31VIxma ), précisant que la France a obtenu 83 licences au cours du dernier mois.
« Maintenant, nous sommes en train d'examiner avec les pêcheurs le dernier kilomètre de cette négociation. Cela peut être le dialogue sur certaines licences et ça peut être le contentieux juridique sur d'autres », a-t-il ajouté.
La France a déjà menacé d'engager une procédure au niveau européen, si elle n'obtenait pas de geste des Britanniques, qui ont finalement lâché un peu de lest ce week-end avec 23 licences supplémentaires. Jusqu'ici, la France a obtenu 1 027 licences. La Commission et la France comptent obtenir lundi 13 décembre la confirmation de sept autres licences pour des navires remplaçants dans les 6-12 milles.
« D'ici mercredi, nous réunissons les pêcheurs avec la ministre Annick Girardin pour définir avec les professionnels, avec les élus des régions concernées, la dernière étape de cette stratégie de pression et de dialogue », a poursuivi Clément Beaune.
Le gouvernement a aussi évoqué samedi des « efforts pour accompagner la profession ». En novembre, la ministre de la Mer, Mme Girardin, avait évoqué l'indemnisation des pêcheurs qui n'obtiendraient pas leur licence, par le biais de 'plans de sortie de flotte' (aides pour la destruction des embarcations).
En vertu de l'accord de commerce et de coopération UE/Royaume-Uni, les pêcheurs européens peuvent continuer à travailler dans les eaux britanniques à condition de prouver qu'ils y pêchaient auparavant. Mais Français et Britanniques sont en désaccord sur les justificatifs à fournir. (Lionel Changeur)