Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a annoncé, lundi 13 décembre, que l’UE allait travailler sur un régime de sanctions concernant l’ouverture de la ville chypriote de Varosha, en contradiction avec les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Selon M. Borrell, les discussions entre les ministres européens des Affaires étrangères sur un document d’options proposé par le Service européen pour l’action extérieure ont mené à « la décision de commencer à travailler sur un nouveau cadre juridique spécialement adapté à la situation de Varosha ». Le Haut Représentant a expliqué que ce régime de sanctions spécifiques se concentrerait sur les personnes et les entités ayant une implication directe dans l'ouverture d'une partie de Varosha. « Cela pourrait conduire à des sanctions, mais le Coreper (les ambassadeurs des États membres auprès de l’UE, NDLR) doit d'abord étudier, évaluer de près les différentes propositions et, surtout, commencer à travailler sur ce sujet », a-t-il ajouté.
Le Haut Représentant a également jugé « essentiel » que la Turquie se réengage sérieusement dans le processus des Nations Unies et qu’elle s'abstienne de toute action qui pourrait détériorer davantage la situation sur le terrain. « Les mesures de confiance concernant Varosha sont d'une importance capitale et contribueront à une solution globale de la question chypriote », a-t-il estimé. (Camille-Cerise Gessant)