Les ministres des Affaires européennes de l’UE ont tenu, mardi 23 novembre, un troisième débat sur la situation spécifique de l’État de droit dans les États membres, en l’occurrence dans cinq États membres choisis par ordre alphabétique protocolaire : Chypre, l’Italie, la Lituanie, la Lettonie et la Croatie.
Le commissaire à la Justice, Didier Reynders, a qualifié cet exercice de « routine » désormais, mais salutaire, en ce qu’elle permet aux États membres concernés de donner leur point de vue et à leurs partenaires d’échanger plus largement sur leurs pratiques.
« Dans les autres commentaires, j’ai particulièrement apprécié les échanges sur les meilleures pratiques pour garantir l’indépendance judiciaire ou la lutte contre la corruption », a commenté le commissaire sans jamais citer la Pologne ou la Hongrie, qui font l’objet d’une attention renforcée sur ces questions.
Ces deux pays ont d’ailleurs pu rappeler, pendant ce débat, l’importance d’être traités sur un pied d’égalité avec les autres États membres, a rapporté une source, réitérant leurs positions traditionnelles lors de ces échanges sur l’État de droit.
Le secrétaire d’État slovène aux Affaires étrangères, Gašper Dovžan, a jugé pour sa part que ces exercices de dialogues pays par pays « permettent de nous rapprocher » et montrent que « les discussions sur l’État de droit peuvent être constructives » et donner place « à une certaine dynamique ». (Solenn Paulic)